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Le bilan anti-âge vous permet de savoir où vous en êtes, et comment votre corps se maintient dans votre avancée en âge.

Il vous servira de repère de départ, et aussi dans le temps.

Pourquoi faire un bilan anti-âge ?

Vieillissez-vous trop vite, ou résistez vous bien aux assauts du temps ? Les bilans anti-age vous donneront une base de départ que vous chercherez à améliorer en modifiant votre hygiène de vie, en corrigeant votre alimentation, ou encore par des soins et des méthodes anti-âge, pour rester sain(e) et en forme longtemps.

Des mesures comme le poids, la taille, les temps de réflexes, la capacité de mémoire, la force musculaire… sont employées à cet usage, mais aussi, le recueil de signes ou symptômes particuliers, et certaines analyses de laboratoire. Voici les différentes parties possibles dans un bilan :

Bilan physique, symptômes et fonctions du corps

Repérer les symptômes parlants

Le médecin qui interroge, écoute et examine ses patients, repère des signes, mêmes mineurs, de mauvais fonctionnement des divers systèmes (digestifs, hormonaux, neurologiques, etc…). En anti-âge, le praticien cherche surtout à connaitre :

  • les carences en nutriments,
  • l’état des défenses immunitaires et antioxydantes,
  • la présence d’inflammation chronique,
  • l’équilibre hormonal,
  • les signes visibles de l’âge (peau, muscles, dents, posture…).

Vous pouvez aussi apprendre à écouter votre corps. Il ne ment pas, et un problème récurrent, même peu handicapant, a une signification. Il ne faut pas négliger ces signes du corps (ni juste les faire cesser momentanément avec un comprimé). Ce sont des signaux d’alarme de dérèglements fonctionnels plus vastes et plus profonds. C’est la base de la Médecine (ou en tous cas, cela devrait l’être).

Des questionnaires peuvent être utilisés pour obtenir un maximum de renseignements sur les symptômes ressentis (comme les tests qui sont proposés ici).

Classement typologique

morphologie2Les informations recueillies permettent ensuite de vous classer selon votre constitution de base. Celle-ci en dit long sur vos points faibles, vos points forts, vos aptitudes, vos sensibilités et votre mode de fonctionnement général. Elle permet d’adapter précisément les soins anti-âge à votre profil personnel.

La morphométrie peut aussi être utile, c’est l’étude des formes du corps et du visage. Elle permet de définir si celles-ci sont en accord avec votre âge réel et s’il y a lieu d’envisager leur restauration par des soins esthétiques médicaux.

Le calcul d’âge biologique

Des tests simples permettent de mesurer la vue, l’audition, la force musculaire, la fonction respiratoire, l’attention et la mémoire, les réflexes, etc… Associés à d’autres paramètres, ils peuvent définir votre âge biologique, c’est à dire l’âge de votre corps, qui diffère de votre âge réel selon que votre vieillissement est accéléré ou ralenti.3

Ce calcul est classiquement utilisé en gériatrie, et il fait partie du bilan anti-âge, pour servir d’échelle ou de repère. Il permet d’évaluer l’efficacité des traitements employés, et c’est une aide précieuse dans le suivi de l’état de forme et de santé.

A votre niveau, il est intéressant de calculer votre âge biologique pour savoir comment se déroule votre avancée en âge, et surtout pour quantifier et vérifier que les soins et les modifications d’hygiène de vie que vous adoptez apportent de bons résultats.

Les analyses de laboratoire utilisées en anti-âge

Ces analyses ne sont pas faites dans tous les laboratoires d’analyses médicales mais sont couramment employés en anti-âge. Cliquez sur les liens pour avoir plus d’explications.

Dosages en vitamines et minéraux

pour connaitre les niveaux de ces micronutriments dans votre corps.

Statut en acides gras

Faire le point, par une prise de sang, sur vos niveaux des différents acides gras de l’organisme : les bons, les mauvais, et les indispensables comme les oméga 3.

Bilans de stress oxydatif

Pour évaluer le niveau de radicaux libres dans votre sang (taux de « stress oxydant »), et l’état de vos défenses antioxydantes.

Bilans sur la flore intestinale

Pour savoir si les différents types de bactéries sont équilibrées, si vous absorbez suffisamment de fibres et les digérez bien, et s’il n’y a pas un développement anormal de mauvaises bactéries, ou de mycoses ou de parasites intestinaux.

Les marqueurs biologiques de l’âge

Il s’agit des analyses de laboratoire corrélées au vieillissement du corps. Des niveaux anormaux de ces « marqueurs » indiquent un vieillissement accentué de l’organisme et ils sont, pour la plupart, liés à une moins bonne longévité et à un risque de maladie plus élevé. En associant ces résultats à l’examen clinique et aux tests de capacité physique et cognitive comme le calcul d’âge biologique, il est possible d’évaluer encore mieux votre stade de vieillissement, et les risques de maladies qui lui sont liées, afin d’essayer de rétablir un meilleur équilibre. C’est le principe du bilan anti-âge.

Ces marqueurs sont classés ici selon les fonctions les plus souvent altérées dans le vieillissement :

Glycation – insulino-résistance

Le vieillissement est associé à un dérèglement du métabolisme du glucose. Des troubles de régulation de la glycémie et des pics d’insuline sont souvent présents dans les phénomènes liés au vieillissement tels que la glycation.

Glycémie : Des études ont montré que le taux de sucre sanguin était lié à la longévité. Des taux élevés de glucose à jeun, et/ou d’hémoglobine glyquée (HbA1C) sont associés au vieillissement, aux troubles cardiovasculaires, cognitifs et à la démence chez les non diabétiques.

Hémoglobine glyquée ou Hb-a1c : c’est un marqueur reflétant l’état général de glycation des tissus, phénomène majeur du vieillissement. Elle donne une idée de des perturbations de la glycémie sur un plus long terme. Une variation de 1% du taux d’HbA1c serait corrélée à une variation du risque de coronaropathie de 20% et de mortalité de 26%. (1)

Insuline à jeûn : son élévation est liée à l’insulino-résistance, au risque de diabète et de vieillissement cognitif précoce. Elle est aussi corrélée avec les phénomènes inflammatoires. Les études montrent que les centenaires ont généralement des taux d’insuline à jeûn plus faibles que la moyenne.

Index HOMA : il se calcule selon la formule insuline*glucose / 22.5 . Il est considéré comme normal en dessous de 3. Sinon, il révèle une résistance à l’insuline et une prédisposition au diabète.

sRAGE (soluble receptor for advanced glycation end product) : il s’agit d’un autre marqueur de la glycation avancée.

Adiponectine : cette hormone découverte récemment (une adipokine) est corrélée avec les mécanismes de l’inflammation. Les études ont montré qu’elle baissait régulièrement avec l’avancée en âge et des liens étroits avec l’apparition du syndrome métabolique, du diabète, de l’athérosclérose et de la stéatose hépatique non alcoolique. (2)

Vitamines et minéraux

Vitamine D : une étude faite sur 10 populations différentes a montré que des niveaux de vitamine D plutôt élevés étaient liés à  une diminution du risque de mortalité toutes causes confondues. Les maladies liées au vieillissement et à la vitamine D incluent : ostéoporose, et Alzheimer.

Vitamine B12 : les niveaux de vitamine B12 baissent souvent après 50 ans (3). Un taux bas est corrélé dans les diverses études à un risque plus élevé de dysfonction cognitive et démence (4), d’hyper-homocystéinémie (5) et de maladie des coronaires.

Calcium : il est démontré que l’avancée en âge est souvent liée à un déficit calcique (menant entre autres à l’ostéoporose). Ce déficit serait dû aux carences en vitamine D et aussi à une diminution de l’absorption intestinale du calcium.

Zinc : la déficience en zinc est fréquente chez le sujet âgé, dûe à des carences alimentaires et/ou à une moins bonne absorption intestinale. Elle conduit à des phénomènes similaires à ceux observés avec l’inflammation oxydative de l’âge et de l’immuno-sénescence. Elle est aussi corrélée à une élévation du risque de cancer et athérosclérose (6)(7).

Oxydation

Sélénium : il active la glutathion peroxydase antioxydant majeur. C’est donc un marqueur de notre système antioxydant. Un taux sanguin de sélénium élevé est corrélé généralement dans les études avec des diminutions de risque de cancer (œsophage, estomac, poumon, prostate) (8)(9).

Autres

Homocystéine : c’est le marqueur d’un processus général de méthylation perturbé. Son élévation est surtout liée au risque cardiovasculaire.
Créatine kinase CPK : elle peut révéler une perte de fibres musculaires, et aussi une carence en coenzyme Q10.

Albumine : plus connue comme marqueur biologique de dénutrition protéino-énergétique, c’est aussi un marqueur du vieillissement qui a tendance à baisser avec l’âge.

Créatinine et urée : elles permettent d’évaluer un affaiblissement de la fonction rénale.

Inflammation chronique

L’inflammation chronique, qui augmente généralement avec l’âge (« inflammaging »), est le champ le mieux étudié dans l’immuno-sénescence (perte des défenses immunitaire liée à l’âge) (10) . Des taux plasmatiques élevés de leucocytes, IL-6 et TNF-α sont corrélés à une perte de force de préhension, chez les sujets âgés, alors que la plupart des centenaires montrent peu de signes biologiques d’inflammation  (11).  Il s’agit de :

L’interleukine 6 (IL6 ) est un bon marqueur prédictif de la mortalité, surtout associé à la CRP (12)

La vitesse de sédimentation : marqueur de l’inflammation, bien que non spécifique.

La ferritine : son augmentation peut être souvent en rapport avec un état inflammatoire chronique. A noter qu’elle s’élève aussi en cas d’alcoolisme.

La CRP ultra-sensible : ce marqueur de l’inflammation est corrélé à la durée de vie selon une étude sur 90000 personnes. Des niveaux plus bas de CRP sont associés à une meilleure longévité.

La numération formule sanguine pourra montrer un nombre de neutrophiles / lymphocytes B élevé ou des leucocytes trop bas en cas d’immunité effondrée. Le volume érythrocytaire et le taux d’hémoglobine liés à l’oxygénation des tissus corporels sont aussi des marqueurs du vieillissement.

TGP : c’est un marqueur de destruction cellulaire hépatique. Une étude a montré que des taux bas de TGP au début de l’étude amenaient une réduction du risque morbide chez les sujets, onze ans après.

Hormones

Testostérone : une étude de 1992 a confirmé que les niveaux de testostérone baissaient régulièrement en vieillissant. Il existe un consensus parmi les études mettant en évidence que les niveaux de testostérone (et aussi, d’estrogènes), du précurseur DHEA et de l’IGF-1 sont liés au risque de mortalité prématurée et à la fragilité physique (13).

IGf-1 : le marqueur de l’hormone de croissance. Comme vu plus haut, sa baisse est associée au vieillissement, appelée la « somatopause ». Néanmoins, certaines études (Lévine – V. Longo) ont montré qu’un taux élevé pouvait aussi être lié à une diminution de l’espérance de vie. C’est surtout démontré relativement aux cancers où effectivement, l’IgF-1 va favoriser la prolifération des cellules cancéreuses. Il faut donc garder à l’esprit que certains paramètres peuvent être corrélés au vieillissement accéléré et à la morbidité, à la baisse comme à ma hausse. L’idéal serait de rester dans une bonne moyenne.

SHBG : En vieillissant, le taux de SHBG augmente d’environ 1% par an. La baisse des androgènes et l’excès d’oestrogènes augmentent la production de SHBG par le foie. Plus la SHBG circulante est haute et moindre est la fraction de testostérone active. La SHBG augmente aussi en cas d’hyperthyroidie ou d’un régime trop pauvre en graisses.

Cortisol : Le taux de cortisol, l’hormone du stress produite par les glandes surrénales, est corrélée aux maladies liées à l’âge(14). Plus sa sécrétion est anormale et plus le métabolisme du glucose est perturbé. Des liens ont été montrés entre l’élévation des taux de cortisol relatifs au stress et les troubles coronariens. (15)

DHEA : le sulfate de DHEA est bien connu pour la diminution de son taux sanguin avec l’âge dans les deux sexes à partir de la trentaine (16). Une étude a reporté une baisse moyenne de 5,2% par an. La relation avec la morbidité n’est pas vraiment marquée.

Le rapport DHEAS/Cortisol est corrélé avec le vieillissement et la mortalité.

Pregnénolone : elle baisse généralement avec l’âge, surtout entre 35 et 50 ans où son taux chute fréquemment de 60% ou plus. La pregnénolone permet une meilleure résistance au stress et est très impliquée dans les fonctions cognitives et la mémoire.

Lipides et acides gras

Les perturbations dans les lipides sanguins  (surtout si elles sont associées à une pression sanguine trop élevée) sont parmi les marqueurs les plus fiables des risques cardiovasculaires et de mortalité (17, 18).

Triglycérides et cholestérol seront donc des marqueurs classiques dans le suivi du vieillissement.

LDL oxydées : elles sont un bon marqueur de l’oxydation générale, les lipides étant parmi les molécules les plus rapides à s’oxyder. L’oxydation des LDL au niveau de la paroi des vaisseaux est une voie vers l’athérosclérose. Elle augmente généralement avec l’âge et la résistance à l’insuline (entre autres).

Statut en oméga 3 : il est intéressant à connaître en anti-aging. En effet, les carences nutritionnelles sont aujourd’hui très courantes, entraînant de nombreux troubles métaboliques à bas bruit, et corrélées à un risque accru de troubles cardiovasculaires et de maladies neuro-dégénératives. D’autre part, la baisse du rapport om3 sur om6 est un facteur favorisant de l’inflammation.

8-OHDG urinaire

Les radicaux libres peuvent créer des dommages sur notre ADN par oxydation des bases nucléiques. Ces réactions laissent des traces : un fragment de base oxydée appelée 8-hydroxy-2-deoxy-guanosine (8-OHdG). (19)

Une étude chinoise a démontré que la 8-OHDG urinaire était un bon marqueur du vieillissement. Il peut mesurer combien notre corps a vieilli voire donner un âge biologique. Il serait lié au risque de développer une maladie du vieillissement. Chez les animaux, la 8-OHDG augmente avec l’âge.

Longueur des télomères
Enfin, cette mesure est un examen apparu sur le marché ces dernières années. On sait que la longueur des télomères (protégeant les extrémités de nos chromosomes) est corrélée à la longévité et au risque de maladies dégénératives. Cela reste un examen peu utilisé en pratique car assez onéreux (plus de 500 euros) et pas toujours très significatif.

Examens complémentairesetude

D’autres examens permettent de compléter les données obtenues comme les mesures des fonctions qui s’altèrent plus vite avec l’âge :

  • capacités respiratoires,
  • électrocardiogramme et échographie cardiaque,
  • épreuves d’effort,
  • examen de la rétine,
  • tests des facultés auditives, visuelles, mentales, etc…

Enfin, des examens d‘imagerie médicale, plus poussés, peuvent parfois être demandés par le médecin dans des cas particuliers. Ils sont ciblés sur certains organes comme le cœur, les parois artérielles, le cerveau, le pancréas, le rapport masse grasse masse maigre, etc… mais ne sont généralement pas nécessaires dans un premier bilan de base. Il ne faut pas non plus tomber dans la psychose et rechercher des lésions internes du corps (cancéreuses ou dégénératives) à tout prix, comme on le voit parfois.

En conclusion

Dans une démarche globale « anti-âge », ou si vous souhaitez garder la forme longtemps, avoir les repères d’un bilan anti-âge est très intéressant. Certaines analyses étant plus onéreuses, il n’est pas question d’en abuser. Evitez la psychose des examens et des dépistages répétés à outrance, mais un bon bilan de départ dans votre démarche anti-âge permettra un bon suivi dans le temps, et une évaluation de vos progrès.

  1. Sarwar N, Aspelund T, Eiriksdottir G, Gobin R, Seshasai SRK, Forouhi NG, et al. Markers of Dysglycaemia and Risk of Coronary Heart Disease in People without Diabetes: Reykjavik Prospective Study and Systematic Review. PLoS Med 2010;7(5):e1000278
  2. Ouchi N, Parker JL, Lugus JJ, Walsh K. Adipokines in inflammation and metabolic disease. Nature reviews. Immunology 2011;11(2):85-97.
  3. Voluntary fortification is ineffective to maintain the vitamin B12 and folate status of older Irish adults: evidence from the Irish Longitudinal Study on Ageing (TILDA)
    Eamon J. Laird (a1), Aisling M. O’Halloran (a1), Daniel Carey (a1), Deirdre O’Connor – British Journal of Nutrition
  4. Joosten E, van den Berg A, Riezler R, Naurath HJ, Lindenbaum J, Stabler SP, et al. Hyperhomocysteinemia and vitamin B-12 deficiency in elderly using Title IIIc nutrition services. Am J Clin Nutr 2003;77:211-220.
  5. Clarke R, Smith AD, Jobst KA, Refsum H, Sutton L, Ueland PM. Folate, vitamin B12, and serum total homocysteine levels in confirmed Alzheimer disease. Arch Neurol 1998;55:1449-1455.
  6. Pathobiol Aging Age Relat Dis. 2015; 5: 10.3402/pba.v5.25592. Published online 2015 Feb 5. doi:  10.3402 – Zinc, aging, and immunosenescence: an overview Ángel Julio Romero Cabrera*
  7. Immun Ageing. 2007; 4: 5. – Published online 2007 Sep 20. doi:  10.1186/1742 4933-4-5 Zinc and ageing: third Zincage conference – Eugenio Mocchegian
  8. Mark SD: Prospective study of serum selenium levels and incident esophageal and gastric cancers. J Natl Cancer Inst. 2000, 92(21):1753-63.
  9. Brooks JD: Plasma selenium level before diagnosis and the risk of prostate cancer development. J Urol. 2001, 166(6):2034-2038.
  10. Franceschi C, Bonafe M, Valensin S, Olivieri F, De Luca M, Ottaviani E, et al. Inflamm-aging. An evolutionary perspective on immunosenescence. Ann N Y Acad Sci. 2000;908:244–254. doi: 10.1111/j.1749-6632.2000.tb06651.x. [PubMed]
  11. Verghese J, Holtzer R, Oh-Park M, Derby CA, Lipton RB, Wang C. Inflammatory markers and gait speed decline in older adults. J Gerontol A Biol Sci Med Sci. 2011;66:1083–1089. doi: 10.1093/gerona/glr099.
  12. Jylhä M, Paavilainen P, Lehtimäki T, Goebeler S, Karhunen PJ, Hervonen A, et al. Interleukin-1 Receptor Antagonist, Interleukin-6, and C-Reactive Protein as Predictors of Mortality in Nonagenarians: The Vitality 90+ Study. The Journals of Gerontology Series A: Biological Sciences and Medical Sciences 2007;62(9):1016
  13. Farquhar CM, Marjoribanks J, Lethaby A, Lamberts Q, Suckling JA. Long term hormone therapy for perimenopausal and postmenopausal women. Cochrane Database Syst Rev. 2005;3:CD004143. [PubMed]
  14. Rosmond R, Wallerius S, Wanger P, Martin L, Holm G, Bjorntorp P. A 5-year follow-up study of disease incidence in men with an abnormal hormone pattern. J Intern Med. 2003;254:386–390. doi: 10.1046/j.1365-2796.2003.01205.x. [PubMed]
  15. Cortisol Responses to Mental Stress and the Progression of Coronary Artery Calcification in Healthy Men and Women – Mark Hamer, Romano Endrighi,Shreenidhi M. Venuraju, Avijit Lahiri, Andrew Steptoe – 2012
  16. Quantification of Biological Aging in Young Adults – Dan Belsky, Avshalom Caspi, and Terrie Moffitt at Duke University – Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, to appear online the week of July 6, 2015.
  17. Wald DS, Law M, Morris JK. Homocysteine and cardiovascular disease: evidence on causality from a meta-analysis. BMJ 2002;325:1202.
  18. Seshadri S, Beiser A, Selhub J, Jacques PF, Rosenberg IH, D’Agostino RB, et al. Plasma homocysteine as a risk factor for dementia and Alzheimer’s disease. N Engl J Med 2002;346:476-483.
  19. Aging Neurosci., 27 February 2018 – Urinary 8-oxo-7,8-dihydroguanosine as a Potential Biomarker of Aging – Wei Gan, Xin-Le Liu, Ting Yu, Yuan-Gao Zou, Ting-Ting Li, Shuang Wang, Jin Deng, Lan-Lan Wang and Jian-Ping Cai