des cellules

On sait depuis peu que nos cellules sont capables de régénérer leurs parties abîmées ou usées par le temps. Notre corps entier peut bénéficier de ce « rajeunissement cellulaire ».

Ce processus s’active par le jeûne, même court, mais aussi avec d’autres méthodes simples.

L’autophagie : la régénération dans nos cellules

Littéralement, ce mot signifie que nos cellules se « mangent elles-mêmes ». En fait, elles disloquent en elles des particules usées ou étrangères (grâce à des enzymes) pour les utiliser éventuellement plus tard. Dans certains cas, elles peuvent « faire du neuf avec du vieux » et recycler des protéines dégradées en nouveaux composants cellulaires. Elles peuvent aussi en tirer de l’énergie, comme nous le verrons.

Cette fonction existe en chacune de nos cellules. En fait, ce processus de nettoyage et de réparation se fait naturellement, de manière cyclique, pendant les phases où la cellule est en repos relatif, mais elle a tendance à devenir moins active avec l’avancée en âge.

L’autophagie de corps étrangers dans la maladie

L’autophagie (ou autolyse) permet aux cellules d’éliminer des particules ou substances indésirables qui ont pu pénétrer dans les cellules : virus, bactéries, toxines, protéines dégénérées…(1) Ainsi, elle est impliquée dans des maladies infectieuses mais aussi des troubles neurodégénératifs, le cancer (2), etc… Elle améliore notre système immunitaire, réduit l’inflammation et protège notre système cardiovasculaire, parmi bien d’autres effets bénéfiques.

L’autophagie sans maladie : un vrai rajeunissement cellulaire

Chaque jour, sur les millions de réactions qui se produisent dans nos cellules, certaines ont des « ratés » et produisent des composants anormaux ou trop usagés. Lors de l’autophagie de ces composants détériorés, une sorte de « recyclage des pièces défectueuses » de la cellule se fait. Ces composants peuvent être classés parmi nos fameuses toxines qui, avec le temps, « encrassent » notre corps.

L’autophagie est aussi décrite comme une source alternative d’énergie pour la cellule, mise en oeuvre lors de certains stress comme le jeûne, la baisse du sucre dans le sang, les efforts intenses, ou le manque d’oxygène… En clair, pendant ces périodes de stress, la cellule génère de l’énergie en « brûlant » ses déchets.

Vos cellules savent se réparer toutes seulesoutils de reparation de la cellule

Parmi les composants importants de la cellule, vous avez peut-être entendu parler des mitochondries, ces « petites chaudières » qui brûlent oxygène et nutriments pour produire l’énergie de votre corps.

Etant le siège de fortes réactions oxydantes, leur mauvais fonctionnement ou leur détérioration est très préjudiciable à notre santé. En effet, des radicaux libres* peuvent alors être produits en excès et abimer à leur tour d’autres éléments de la cellule, voire son ADN (qui contient nos gênes) puis sortir de la cellule pour attaquer d’autres tissus.

Ces réactions d’oxydation se poursuivent jusqu’à ce que notre système antioxydant les neutralise. Des études ont montré des corrélations entre ce phénomène et l’accélération du vieillissement, le cancer et des maladies dégénératives.

Ainsi, l’autophagie peut apparaitre comme LE système anti-âge de notre corps. Ceci dit, n’oublions pas qu’il s’agit d’un phénomène normal comme d’autres mécanismes de défense et de réparation de notre corps et pas d’un remède miracle. La vraie découverte, c’est que l’autophagie a tendance à se réduire avec l’âge et surtout avec notre mauvaise hygiène de vie, laissant ainsi s’installer les maladies dégénératives. La bonne nouvelle, c’est que l’on peut agir pour la réveiller et utiliser ce fabuleux outil.

Jeûne et autophagie : un duo pour la santé

L’autophagie a suscité beaucoup d’intérêt chez les chercheurs depuis sa découverte dans les années 60. Le jeûne, lui, est employé dans les médecines traditionnelles depuis la nuit des temps. Maintenant, on comprend mieux pourquoi la tradition enseigne que lorsque le corps est libéré du travail de la digestion, il utilise son énergie à éliminer ses déchets et à se réparer.

Jeûne et détoxication

En plus de stopper toute possibilité d’ingérer des toxines, le jeûne aurait une action détoxicante, principalement en activant l’autophagie. Cette détoxication est plus puissante qu’avec un simple régime hypotoxique. Elle s’exerce à l’intérieur même de nos cellules.

C’est très intéressant car la majorité des techniques de détoxication visent plutôt l’élimination des toxines contenues dans le sang ou dans le milieu où baignent nos cellules (et qui les nourrit). Ces techniques évacuent les toxines par les organes d’élimination (foie, rein, colon…). L’autophagie, elle, nettoie et restaure en même temps, l’intérieur des cellules.

Autophagie et maladies dégénératives

Des études sur les maladies neurodégénératives ont montré que les neurones pouvaient éliminer leurs toxines et régénérer leurs mitochondries abimées grâce à l’autophagie (3). Celle-ci peut être déclenchée, au niveau du cerveau, lors d’un jeûne et serait nettement plus efficace pour cela que les autres diètes restrictives (9). Ce processus d’autolyse peut s’attaquer aux dépôts intracellulaires qui s’observent avec le vieillissement, en particulier dans des maladies comme Alzheimer.

Il a aussi été montré que l’activation de l’autophagie pouvait améliorer l’état de reins abimés par le diabète (4) et pouvait aussi jouer un rôle dans l’arthrose chez les souris.

Jeûner contre le vieillissement grâce à l’autophagie

Le jeûne pour rajeunir ?

Le jeûne favorise les phénomènes d’autophagie qui permettent la régénération cellulaire et évitent d’accélérer le vieillissement et certains phénomènes d’oxydation. Le jeûne peut ainsi être considéré comme une technique anti-âge.

Rajeunir est une préoccupation de l’homme depuis très longtemps. Dans son 3° livre, le Dr Hiromi Shinya parle d' »enzyme de rajeunissement » et cite les recherches sur l’autophagie du Pr Mizushima de Tokyo. Il préconise, de son côté, des mini-jeûnes de 16 à 24 h, répétés régulièrement. Il se base aussi sur les études du Pr Panda (La Jolla Californie) qui ont montré ce qui suit :

Des souris mangeant une nourriture très riche en graisses et en calories, à n’importe quel moment de la journée, pendant 100 jours, voient leurs paramètres de santé se détériorer (obésité, excès de graisses et de sucres dans le sang, problèmes hépatiques…). En revanche, des souris qui mangent exactement la même chose, en même quantité mais pendant seulement 8 heures de la journée et jeûnant pendant les 16 autres heures, n’ont pas ces troubles et voient même leur forme s’améliorer. A priori, le métabolisme du corps est positivement modifié par des périodes de jeûne bref (en tout cas pour les souris).

Ceci paraît intéressant, d’autant plus que le Pr Malene Hansen a montré que des périodes de jeûne, induisant l’autophagie chez le ver, pouvaient rallonger sa durée de vie de 25% ! Notons quand même qu’il s’agit (comme bien souvent) d’études sur des animaux.

D’autres recherches vont dans ce sens (5)(6). Le biologiste Pr Ohsumi a consacré sa vie à étudier les mécanismes de ce phénomène (prix Nobel 2016) et ses implications dans la lutte contre les maladies dégénératives, le cancer, les infections…(8)

Enfin, il semblerait que la plupart des techniques qui ont réussi à rallonger l’espérance de vie dans les modèles expérimentaux de manipulations génétiques ou d’administration de substances (comme resvératrol, lithium, rapamycine…), stimulent finalement l’autophagie.

Ce processus cellulaire semble donc très intéressant pour rajeunir un corps dans sa globalité et pour conserver la santé. De plus, ses effets seraient particulièrement probants au niveau de la peau.

Jeûne et traditions

On peut noter que, souvent, les populations riches en centenaires connaissent des périodes de disette où elles ne pas mangent pas forcément tous les jours ou à tous les repas. Cela contribuerait-il à leur santé d’acier et à leur longévité ? C’est possible.

La plupart des religions demande des périodes de restriction alimentaire ou de jeûne. Il s’agit le plus souvent d’une journée de jeûne hebdomadaire, ou bien de jeûne alternatif comme dans le ramadan où il est permis de manger la nuit. Si l’on ôte les heures de sommeil, on est proche de jeûnes de 16 à 18 heures.

La médecine traditionnelle ayurvédique ne préconise pas de jeûnes longs dans l’hygiène de vie. Ils servent plutôt à soigner des maladies, où ils sont d’ailleurs très efficaces. En revanche, elle conseille volontiers une journée hebdomadaire de jeûne, en routine, pour libérer Ama (les toxines) et régénérer Agni (notre capacité digestive) en mettant l’estomac au repos. Cette journée s’adapte à la constitution du patient (jeûne total ou alimentation liquide ou très légère…). Dans certains cas, il pourra s’agir d’ôter simplement un repas par jour pour alléger la charge digestive et toxinique.

Notons enfin que la naturopathie enseigne depuis longtemps que, lors d’un jeûne, l’organisme puise intelligemment dans ses réserves. Elle dit qu’il puise tout d’abord dans la graisse, puis dans les tissus détériorés, puis dans les tissus les moins importants, etc… Une fois de plus la science nous dit que ces concepts n’étaient pas qu’imaginaires.

Comment stimuler l’autophagie dans nos cellules ?

horloge 8 heures pour mangerLes jeûnes

L’absence de nourriture entraîne une baisse de l’insuline et une élévation de l’hormone glucagon qui active l’autophagie. Le glucagon évolue en principe à l’inverse de l’insuline. L’autophagie est ainsi activée de façon intense avec 24 à 48 heures de jeûne mais elle pourrait déjà augmenter dès 16h sans nourriture (9). Cette activation serait d’autant plus rapide que le sujet aurait une alimentation à faible teneur glucidique pendant les autres jours.

Le jeûne n’étant pas facile à suivre longtemps, il y a de plus en plus d’adeptes de jeunes courts répétés ou jeûnes intermittents qui fonctionnent bien aussi, d’après les études. D’ailleurs, il n’est pas dit qu’activer son autophagie en permanence soit très bon et certains articles scientifiques en ont évoqué des dangers.

Activant l’autophagie de façon cyclique, les jeunes intermittents sont, le plus souvent :

des jeûnes de 16 heures (16/8) en sautant soit le petit déjeuner, soit le repas du soir et en mangeant assez léger au repas précédant le jeûne, afin que la digestion soit la plus courte possible (ceci pourrait se faire aisément 1 à 3 fois par semaine, ou plus),
faire un seul repas dans la journée (c’est la diète dite « du guerrier », 20h de jeûne et 4h pour s’alimenter),
des jeûnes d’une journée (6:1 ou 5:2) : 1 ou 2 fois par semaine, etc…

La durée et la répétition de ces jeûnes devraient s’adapter à chaque situation et à chaque personne selon sa constitution, comme toujours. Certaines personnes très fragiles ne devraient les mettre en pratique que sous avis médical.

Les autres stress cellulaires activateurs de l’autophagie

Jeûner est certainement l’activateur le plus puissant en privant la cellule de nutriments, mais d’autres situations de stress cellulaire peuvent aussi avoir cet effet stimulant. S’ils restent raisonnables, ils induisent un stress modéré pour le corps qui, en s’y adaptant, verra de nombreuses fonctions s’améliorer dont l’autophagie.

Voici une liste de ces activateurs :

  • L‘état de cétose par privation de glucides : lorsque nos cellules n’ont plus de glucose à brûler, elles utilisent les graisses et fabriquent alors des corps cétoniques.
  • L’activité physique et le sport : les exercices de haute intensité seraient les plus performants, et demandent seulement 30 mn pour commencer à être efficaces.
  • L’exposition à la chaleur forte (comme le sauna).
  • L’exposition au froid intense, la privation momentanée d’oxygène pour la cellule, favorisent également l’autophagie.

Nous avons ici le fameux phénomène d’hormèse : un organisme vivant qui reçoit un stress suffisamment fort pour le faire réagir mais pas trop, pour qu’il s’en remette, va réagir en se renforçant et en augmentant ses fonctions de défense. L’autophagie est une de celles-ci.

Les aliments et produits naturels

L’exposition modérée aux UV et sa production de vitamine D3, sont aussi activatrices.

Certains produits naturels ont le même effet de stimulation sur l’autophagie : le resvératrol (et les autres polyphénols en général), les catéchines du thé vert, le berbéris (par sa berbérine), la spermidine, le curcuma, la vitamine K, la tréhalose des champignons comme le shitaké, les sulforaphanes (crucifères : choux, brocolis…), la quercétine (oignon, raisin, pomme…), l’apigénine (orange, pomme, raisin…), la capsicaïne du piment, le café…

Les conseils pratiques d’Anti-âge Intégral :

Si vous prenez des compléments alimentaires pour activer l’autophagie, faites le en modifiant d’abord votre hygiène de vie. Ayez une action globale. Voici comment prendre les plus utilisés :

Resvératrol : c’est un grand classique des remèdes anti-âge, grand antioxydant. Il favorise aussi la production d’énergie dans nos cellules, renforce le système vasculaire et prévient beaucoup de maladies liées au vieillissement selon de nombreuses études (diabète, cancer, athérosclérose…). Les doses efficaces dans les études réalisées sont d’environ 500 mg par jour.

Thé vert (titré en polyphénols et flavonoïdes pour  des taux de substances actives contrôlés) : c’est aussi un antioxydant puissant. Prendre en traitement de fond 800 à 1200 mg par jour.  Beaucoup d’études aussi sur la prévention des cancers (digestifs, sein, poumon…), des effets contre la formation du mauvais cholestérol et protecteurs cardiovasculaires, également stimulant des défenses immunitaires…

D’autres produits moins naturels comme la rapamycine, la metformine ou le lithium, par exemple, peuvent également activer les processus de l’autophagie mais ils ne sont pas forcément dénués d’effets secondaires. Ils sont connus pour être utilisés en médecine anti-âge et ont fait l’objet d’études ayant rallongé la durée de vie chez l’animal. En particulier, la metformine est un antidiabétique qui fait l’objet (en 2016) d’expérimentation chez l’homme dans le but d’améliorer la longévité (en savoir plus ici). Ces produits sont délivrés uniquement sur prescription médicale et l’avis d’un médecin compétent est hautement souhaitable.

En conclusion

L’autophagie est une grande découverte. Elle connait un certain phénomène de mode (parallèle à celle du jeune intermittent) ces dernières années. Ce n’est toutefois pas une nouvelle technique de réjuvénation ni une pilule magique, mais une fonction normale de nos cellules, que nous utilisons tous. Il y a donc 2 cas de figures :

  1. notre autophagie est ralentie ou affaiblie (par l’âge, par une alimentation trop riche, trop sucrée, trop fréquente, un manque de sommeil, un surmenage, etc…). Dans ce cas, nous avons tout à gagner à la stimuler et des résultats devraient être évidents. Comme par hasard, cela se fera surtout en améliorant notre hygiène de vie (manger moins souvent (voire manger moins), bouger, prendre des temps de repos…). Et si c’était cela le plus important ?
  2. notre autophagie a déjà un bon niveau de fonctionnement. Dans ce cas, on peut penser que sa stimulation nous renforcera (comme avec l’hormèse) et ça sera possiblement le cas. Jusqu’à quel point ? C’est difficile à dire mais n’oublions pas que la science tend aussi à montrer que trop d’autophagie peut être néfaste pour la santé.

Une fois de plus, c’est la voie du milieu que nous recommandons. Evitez les extrêmes, la santé est un équilibre.

Il est logique de chercher à activer son autophagie pour lutter contre les effets indésirables de l’âge, et en particulier les risques de maladies dégénératives. Rien ne prouve à ce jour que vous vivrez 120 ans grâce à cela mais vous augmenterez certainement votre vitalité. C’est déjà très bien.

Les remèdes naturels proposés pour cela ont également d’autres effets anti-âge. Certains sont anti-oxydants ou anti-glycation, d’autres protègent nos mitochondries, sont sénolytiques*, etc… Les utiliser par cures de 2 ou 3 mois dans le cadre d’une amélioration globale de l’hygiène de vie pourra être judicieux et permettra de se faire une idée des résultats. Certains auteurs proposent des programmes sur plusieurs semaines allant dans ce sens. Nous pensons qu’il n’y a pas une méthode unique pour tout le monde mais qu’il faut la configurer selon la constitution de chaque personne pour en tirer tous les bienfaits.

Quant aux jeunes courts et/ou intermittents, ils ne présentent pas de risques pour la santé malgré bien des sottises que l’on a pu entendre comme « il ne faut surtout pas sauter un repas« , « le jeûne fait perdre du muscle qu’on ne reprend jamais« , « quand on jeûne, il ne faut rien faire« , etc… Alors, en l’adaptant toujours à son cas personnel, pourquoi ne pas essayer pour se faire une idée ?

(1) B. Levine, Eating oneself and uninvited guests: autophagy-related pathways in cellular defense, Cell 120 (2005) 159e162
(2) Joon-Ho Sheen, Roberto Zoncu, Dohoon Kim, David M. Sabatini Defective Regulation of Autophagy upon Leucine Deprivation Reveals a Targetable Liability of Human Melanoma Cells In Vitro and In Vivo. Cancer Cell, Volume 19, Issue 5, 613-628, 17 May 2011
(3) Hung SY, Huang WP, Liou HC, Fu WM. Autophagy protects neuron from A-induced cytotoxicity. Autophagy 2009; 5:502-10.
(4) Autophagy as a Therapeutic Target in Diabetic Nephropathy Yuki Tanaka, 1 Shinji Kume, 1 Munehiro Kitada, 2 Keizo Kanasaki, 2 Takashi Uzu, 1 Hiroshi Maegawa, 1 and Daisuke Koya 2
(5) A.M. Cuervo, E. Bergamini, U.T. Brunk, W. Droge, M. Ffrench, A. Terman, Autophagy and aging: the importance of maintaining  »clean » cells, Autophagy 1 (2005) 131e140.
(6) Donati A, Cavallini G., Paradiso C., Vittorini S., Pollera M., Gori Z. and E. B. Age-related changes in the autophagic proteolysis of rat isolated liver cells: effects of antiaging dietary restrictions. J Gerontol A Biol Sci Med Sci. 2001; 56: B375-383.
(7) Starvation-dependent differential stress resistance protects normal but not cancer cells against high-dose chemotherapy. Raffaghello L1, Lee C, Safdie FM, Wei M, Madia F, Bianchi G, Longo VD.
(8) Yoshinori Ohsumi: autophagy from beginning to end. Caitlin Sedwick. J Cell Biol. 2012 Apr 16; 197(2): 164–165.
(9) Valter D. Longo, Mark P. Mattson – Fasting: Molecular Mechanisms and Clinical Applications – Cell metabolism, Vol. 19, Issue 2, P181-192, Feb 04, 2014
(10) Mehrdad Alirezaei,#1 Christopher C. Kemball,#1 Claudia T. Flynn,1 Malcolm R. Wood,2 J. Lindsay Whitton – Short-term fasting induces profound neuronal autophagy – Autophagy. 2010 Aug 16; 6(6): 702–710.
(11) Sara Gelino and Malene Hansen – Autophagy – An Emerging Anti-Aging Mechanism –  J Clin Exp Pathol. 2012 Jul 12; Suppl 4: 006.

25 Commentaires

  1. Gorissen Guido 16/07/2014 à 2 h 54 min - Répondre

    des informations d’une très bonne qualité scientifique
    à lire avec intérêt et ensuite appliquer avec rigueur et régularité
    tout un programme pour ajouter des années à la vie,
    bravo

  2. Gabriel 07/07/2015 à 5 h 35 min - Répondre

    Malheureusement ce n’est apparemment pas si simple.
    http:www.sport-passion.frsantesport-a-jeun.php
    Il y a apparemment risques de fontes musculaires entre autres.

    Les faits qui eux ont toujours raison :
    Analyse de sang immédiatement après un jeune de 3 jours (que de l’eau), résultats: l’acide urique explose (+30!) donc il y a bien eu combustion des muscles (irréversible après 25 ans parait il !)

    Conclusion : ne croire personne sur parole, tout vérifier sur soi

    • JL Morel 26/07/2015 à 19 h 08 min - Répondre

      C’est vrai. Rien n’est simple et nous ne connaissons pas grand chose en définitive. Il faut se baser sur les études sérieuses et reconnues. Chacun doit aussi adapter ces principes à son cas personnel. Il n’y a pas de standard.
      Je n’ai pas retrouvé les études sur jeune et acide urique. C’est intéressant. Quelles sont vos sources svp ?
      Merci.
      PS : nous parlons ici de jeunes très courts (moins de 24 h) ce qui est très différent des jeunes longs de plusieurs jours.

    • Zara 29/09/2015 à 10 h 55 min - Répondre

      Cela se nomme aussi la Sanogenèse.
      Les premières expériences ont été menées en Russie dès les années 70 (Arte à diffusé un documentaire sur les origines du jeûne et ses vertus auto-régénérante https://www.youtube.com/watch?v=V2rY0hD8NXI&feature=youtu.be ) et les résultats sont assez intéressants puisque cela vient démolir l’idée même de la société de consommation par la découverte que le corps humain à plus d’outils pour compenser la faim que pour assimiler tout ce qu’on mange aujourd’hui trois fois par jour (et qui s’avère, en réalité, nocif pour le corps).
      Concernant la combustion des muscles, soit disant irréversible après 25ans, il s’agit d’une ineptie.
      Et pour aller plus loin, sachez que vous ne trouverez pas de modèles musculaires plus pertinents que les musculatures des peuples (dits primitifs) de chasseur/cueilleur que l’ont trouve encore aujourd’hui dans diverses parties du monde.
      Le modèle « 50 cent » hyper-bodybuildé est un symptôme de la propagande de la société de consommation typique de notre époque.

    • Olivier 13/11/2015 à 15 h 59 min - Répondre

      Voilà plusieurs années que je pratique de longs jeûnes de 3 semaines (cet été j’ai fait mon 7e) et j’ai 37 ans. Il n’est pas une seule fois où je n’ai vu ma musculature fondre littéralement durant mon jeûne. Il n’est pas une fois non plus où je n’ai pu la retrouver en 3 mois pour la plus grande partie et en 6 mois pour la totalité via un exercice physique régulier (pompes quasi quotidiennes, 2 à 3 footing par semaine et une séance de piscine hebdomadaire). Autrement dit, ce que vous dites est faux, je l’affirme par expérience personnelle et je peux vous le prouver par des photos.

      • Éric 19/11/2016 à 20 h 37 min

        Bonjour Olivier, je me risque à te demander ça, ton expérience m’interesse beaucoup, 3 semaine de jeûne!!!, J’imagine que le jeûne intermittent c’est de la rigolade pour toi. Je sais que j’ai grand besoin de m’y mettre aussi, 40 ans depuis peu et une envie de faire le grand ménage, aurais tu de bons conseils à suivre.
        Merci et bonne continuation.
        Éric

    • Noegzit 18/12/2016 à 1 h 13 min - Répondre

      @Gabriel : Vous semblez mettre sur un même pied d’égalité cet article de antiageintegral.com très bien fait (parfaitement documenté avec ses 10 études scientifiques citées en bibliographie) et un article sorti d’un blog pour le moins douteux (sport-passion.fr) dont le but semble être plus le placement de liens commerciaux que l’information du sportif. Certains articles paraissent même tout droit sortis du dossier de presse d’un constructeur d’équipements sportifs.

      Pour information les 8 études auxquelles font référence l’article de antiageintegral.com ont été publiées dans quelques unes des plus prestigieuses revues scientifiques, après approbation d’un comité de lecture. L’un des auteurs ((8) Yoshinori Ohsumi: autophagy from beginning to end. ) a même obtenu cette année le prix NOBEL DE MEDECINE pour ses travaux sur l’autophagie (http://www.nature.com/news/medicine-nobel-for-research-on-how-cells-eat-themselves-1.20721). C’est dire c’est c’est du sérieux.

      Le bloggeur que vous citez donne rarement ses références (ou alors il s’agit souvent des livres de ses « sponsors » ou de ses propres « publications ») : c’est évidemment son droit mais dans ce cas il n’émet que sa propre opinion, attention donc à ne pas reprendre son opinion personnelle et à la faire passer ensuite pour une vérité scientifique universellement reconnue. L’article que vous citez est d’ailleurs assez étrange car il est rédigé en 2 parties totalement opposées. Dans sa première partie l’intérêt de l’entrainement à jeun est clairement affirmé avec en plus, pour une fois, une référence à une étude scientifique. Dans la seconde partie, où cette fois aucune source n’est mentionnée, l’entrainement à jeun nous est présenté comme une hérésie qui va nous condamner aux pires tourments : dépression, coma, acidocétose diabétique et la fameuse fonte musculaire « irréversible »…
      Voilà une belle liste de mythes et de contre-vérités : je ne vais pas tout reprendre mais l’acidocétose diabétique concerne, comme son nom l’indique, les diabétiques. Pour les personnes qui suivent un jeûne c’est difficile de les accuser en même temps de risquer l’hypoglécimie et d’être en état d’acidocétose diabétique puisque celle-ci implique… une hyperglécimie (4g/L au moins). Les taux de glucose et de corps cétoniques n’ont rien de comparables dans les 2 cas. taux de beta-hydroxybutyrate : 0.5 mmol/L pour un entrainement à jeun, 5 mmol/L pendant un jeune prolongé 15 à 20 mmol/L pour un diabétique en crise d’acéto-acidose.

      Dans l’article que vous citez il accumule les mythes et les contre-vérités comme cette histoire de « fonte musculaire irréversible ». Je n’ai trouvé aucune trace de cette « fonte musculaire irréversible », excepté dans quelques blogs ou forums, à chaque fois c’est un simple copier coller toujours sans aucune référence, un peu comme si des bloggeurs s’étaient copiés les uns les autres sans jamais rien vérifier.

      La fonte musculaire irréversible ça n’existe pas, sinon un sportif qui devrait arrêter l’entrainement quelques mois mettrait fin à sa carrière et les personnes dénutries (grève de la faim, rescapés des camps de la mort, ne reprendraient jamais de masse musculaire).

  3. gabriel 30/09/2015 à 9 h 07 min - Répondre

    Mes sources sont une analyse de sang sur moi même

    • Toto 07/05/2016 à 20 h 15 min - Répondre

      Le jeun lyse les protéines anormales inutiles (nodules etc..) qui encombrent l’organisme donc il me semble, à priori, assez normal qu’on retrouve leur résidus dans le sang, l’acide urique.

  4. pascal 27/06/2016 à 10 h 11 min - Répondre

    C’est très simple il suffit de faire ramadan
    et vous serez guérie de toutes les maladies !!!!!

  5. Ptitouille 04/10/2016 à 13 h 25 min - Répondre

    « C’est très simple il suffit de faire ramadan
    et vous serez guérie de toutes les maladies !!!!! »

    Ce serait assez vrai si on se contentait d’une soupe maigre le soir. Pas si on ’empiffre de viande, de sucre et de patisserie. 😉

  6. Dupla 15/11/2016 à 15 h 20 min - Répondre

    Autophagie
    Investissement d’avenir!!

    La réalité est que je n’ai pas encore trouvé de médecin avec qui on puisse discuter de concepts, notions ou recherches non autorisés par la faculté!!

    Alors on est bien obligé de se débrouiller avec ses propres recherches

    À quand la rencontre d’une faculté qui date et de la réalité d’un monde qui évolue ?

    Mireille

  7. Jerome 20/02/2018 à 19 h 19 min - Répondre

    Bonjour, vous affirmez : « Des études sur les maladies neurodégénératives ont montré que les neurones pouvaient éliminer leurs toxines et régénérer leurs mitochondries abimées lors d’un jeûne intermittent (ou alterné). Ce type de jeûne déclenche l’autophagie au niveau du cerveau et serait nettement plus efficace pour cela que les autres diètes restrictives (3).  »

    Pour autant, l’etude en question demontre certes le role detoxifiant de l’autophagie dans les neurones, mais aucune mention de jeune intermittent, donc rien ne prouve la correlation, pas plus que la comparaison avec d’autres dietes restrictives.

    S’agit il d’une erreur d’interpretation de l’etude, ou bien seulement une erreur dans la bibliographie ? La question est cruciale car si autant les mecanismes de l’autophagie ainsi que son role dans les maladies degenratives est reconnu, la maniere de le declencher et le fait que le jeune intermittent soit suffisant restent encore tresp floues il le semble. Sans parler de la definition meme du jeune intermittent et de la restriction calorique associee qui doit etre determinante.

    • Dr Jean-Luc Morel 21/02/2018 à 18 h 44 min - Répondre

      Effectivement, il manquait une référence qui montre que le jeûne court déclenche l’autophagie dans les neurones. C’est rajouté et la phrase est re-écrite.
      Après, vous avez raison, rien n’est jamais acquis et les avis peuvent toujours changer ou diverger en médecine. Merci pour votre commentaire.

      • Dr Pierre Said 22/02/2018 à 9 h 32 min

        en tout cas la plupart des scientifiques s’accordent pour dire que le jeune intermittent déclenche mieux l’autophagie que la simple restriction calorique

  8. jerome 22/02/2018 à 19 h 23 min - Répondre

    Merci beaucoup pour votre réponse, ainsi que pour le lien vers cette étude. C’est intéressant de noter que la restriction calorique est complémentaire du jeune court, que seul le deuxième déclenche l’autophagie neuronale.

    Peut être connaissez vous également cette étude ? https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29107505. Bien que l’étude détaillée ne soit pas publique, il sort des conclusions que le jeune intermittent 2 x 12 heures SANS restriction calorique favoriserait aussi l’autophagie. Bien sûr il serait intéressant d’avoir plus de données, afin de comparer les 2 approches : 12-12 / 16-8, mais ça a l’avantage d’ouvrir de nouvelles perspectives.

  9. Francine 05/03/2018 à 12 h 22 min - Répondre

    J’ai compris après des années de recherches personnelles que chaque personne est unique et il n’existe que des solutions adaptées à chacun. Tenir compte de sa constitution de son mode de vie et de pensée. Pour exemple, j’ai un appétit fluctuant et mon mari du 1er janvier au 31 décembre peut absorber ses trois repas journalier sans être incommode. Personnellement, j’ecoute mon corps pour savoir si l’appétit est au rdv. Je peux sauter un repas si besoin. Cela arrive occasionnellement.
    Mais pour chacun il est recommandé de manger frugalement, sainement toute l’année. S’octroyer quelques écarts bien sûr, lors d’invitations ou sorties. Mais à la longue le corps s’habitue à ce rythme sobre et notre vision du plaisir de la table change.
    J’ai compris que tout le monde s’encrassait tranquillement, à son rythme et toutes sortes de problèmes de santé arrivent. Rien ne peut évoluer favorablement, à longs termes sans un changement de conscience concernant notre façon de nous nourrir.

  10. Lys bonome 10/05/2018 à 21 h 52 min - Répondre

    Merci très intéressant, j’ai déjà fait plusieurs jeûnes. La première fois difficile, peut être la crainte de ce qui pourrait s’avere insupportable. Très heureuse d’avoir surmonté mes craintes j’ai récidivé plusieurs fois, dont une de 12 jours. J’aurais pu ne pas m’arreter mais les contraintes sociales étaient là. J’avais ressenti beaucoup de problème avec le sucre après les repas malaises tremblement. J’en suis sortie grâce au jeune. De meme après un épanchement synovial et un claquage, les jeûnes m’ont sauvée. Par ailleurs je ne déjeune plus le matin car en fait je me forçais A déjeuner, erreur.
    La perte musculaire c’est que je crains le plus. bien que j’ai été assez musclée par le passé danse classique, natation, marche. Maintenant j’ai 80, aussi je me pose la question de prendre des suppléments de protéines après ma reprise alimentaire, car lors de mes différents jeûnes depuis 2 ans j’ai l’impression d’avoir perdu en muscles.
    Lorsque je ne porte pas de poids je monte mes 8 étages. Peut-être devrais-je aller en salle car chez moi impossible de faire de l’exercice. C’est limité par l’espace exigu.

  11. Kalyn 08/06/2018 à 15 h 38 min - Répondre

    Hello! Oui c infos sont pertinentes. Pour notre part souper léger, en gén. vers 19:00h. si avons eu repas protéin/vég/ vers 15:00 puis+rien jusqu’au lendemain 10:30h graines, avoine, fruits secs trempés la veille + fruits frais, mangue papaye pastèque etc = 16h de jeûne sans effort! QUESTION: mais qu’en est-il du MÉTABOLISME ne dit-on pas qu’il faudrait plutôt manger 5 à 6 pts repas par jour pour mieux l’activer? Et lors de plus long jeûne que se passe-t’il? Merci

    • Dr Pierre Said 09/06/2018 à 12 h 52 min - Répondre

      Le rythme de vos repas vous laisse judicieusement 16h de repos digestif. L’essentiel est que vous vous sentiez bien comme cela.

      Une digestion normale demande 3 à 4 heures à l’estomac pour se vider, et jusqu’à 6 ou 7 h pour un repas gras et riche en protéines animales. Aussi, manger fréquemment dans la journée entraîne le plus souvent des troubles digestifs car un premier processus n’est pas terminé alors qu’un 2° commence. Après, pour des gens qui ont beaucoup d’activité physique et un très bon métabolisme (et un bon « feu digestif »), il est possible que cela passe mieux. Et tout est aussi question de quantités…

      Lors de jeunes plus longs, le processus d’autophagie perdure puis d’autres effets se combinent. Le corps, libéré de la charge digestive peut dépenser plus d’énergie à la détoxication et à la réparation. C’est l’homéostasie qui fait qu’un système vivant a naturellement tendance à se réparer. De nombreuses études scientifiques ont analysé les effets thérapeutiques des jeunes

  12. Michel 16/08/2018 à 17 h 57 min - Répondre

    Bonjour, Merci pour ces informations précieuses, ou peut-on consulter ces publications sur la réparations de l’organisme et les jeune long ? savez vous si des jeunes long, peuvent entrainer de la porosité intestinale. il semble y avoir des réponses contradictoires sur le sujet..J’aimerais aussi savoir si il n y a pas de danger de jeuner 2-3 sem avec des metaux lourd dans le sang… ou si le jeune peut etre fait avec la prise de chlorella pour la chelation en même temps que le jeune ?

    • Dr Jean-Luc Morel 19/08/2018 à 10 h 31 min - Répondre

      il y a des tas d’études sur Pubmed. Pour la porosité intestinale, la plupart des auteurs s’accordent pour dire qu’elle est améliorée par les jeûnes (il y a même cette étude). Dans tous les cas, il ne faut pas se lancer seul dans un jeune long de plusieurs semaines, surtout si l’on est d’une constitution faible ou chargée de toxines.

  13. Daniel 09/09/2018 à 1 h 18 min - Répondre

    bonsoir,
    Pouvez-vous développer les effets du jeûne intermittent ou l’autophagie et le Parkinson?
    Y-a-t-il des études de faites sur ce prooblème?
    Cordialement

    • Dr Jean-Luc Morel 13/09/2018 à 2 h 04 min - Répondre

      Selon les études, la diminution du processus d’autophagie au niveau des neurones entraine des maladies neurodégénératives. Il a été montré que les jeunes courts augmentaient l’autophagie au niveau des neurones. Donc le jeune intermittent améliore l’autophagie au niveau des neurones, réduisant ainsi la neurodégénération. Voici une étude sur le Parkinson en particulier : Dietary restriction and 2-deoxyglucose administration improve behavioral outcome and reduce degeneration of dopaminergic neurons in models of Parkinson’s disease.
      Duan W, Mattson MP – J Neurosci Res. 1999 Jul 15; 57(2):195-206.

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