femme stressee

La solution pour combattre le stress est d’en déterminer la cause et d’en diminuer les effets. Toutefois, il semble qu’une alimentation saine et régulière peut aider le corps à contenir certains de ses effets négatifs.

La réaction de stress

Quelle que soit la source du stress – physique ou émotionnelle – le corps réagit de la même façon, en sécrétant notamment de l’adrénaline et du cortisol, des hormones qui sont elles-mêmes la source d’une cascade de réactions hormonales et nerveuses dans tout le corps, nous préparant soit à combattre, soit à fuir.

Même si aujourd’hui la majorité des formes de stress n’exigent pas de réaction physique rapide (on a rarement un fauve ou un prédateur qui nous attaquent), nos corps continuent d’obéir à cette réaction immuable depuis la nuit des temps. Par exemple, avec un simple stress mental, dès la première seconde d’anxiété, le rythme cardiaque s’accélère, l’acuité visuelle devient plus vive et le sang est dirigé de préférence vers les muscles, au détriment des organes digestifs, tout en s’épaississant pour contrecarrer les éventuelles blessures.

Le stress physique, pouvant entraîner ces réactions utiles à l’origine, est en général de courte durée, après quoi les niveaux hormonaux reviennent à la normale, et la mobilisation du système nerveux s’amoindrit. Mais de nos jours, le mode de vie peut entraîner un stress mental de longue durée, ce qui peut mettre l’organisme dans un état de réaction au stress pendant des périodes prolongées.

Anti-stress : les vitamines A et C et le zinc…

Les effets du stress sur les besoins en nutriments ne sont Vitaminespas parfaitement cernés, mais l’on sait que dans de telles circonstances, le métabolisme du corps peut être soumis à une grande pression. Parmi les effets possibles, on peut craindre des conséquences sur le système immunitaire, qui voit ses défenses abaissées, nous exposant au risque d’infections ou de maladies.

Pour fabriquer de l’adrénaline, il faut de la vitamine C. Lorsque les niveaux d’adrénaline augmentent pendant de longues périodes de stress, il faut davantage de vitamine C. La plupart des animaux peuvent augmenter leur propre synthèse de cette vitamine pour répondre à des demandes supplémentaires. Les chèvres, par exemple, peuvent quintupler leur production de vitamine C.

L’homme, malheureusement, ne peut compter que sur la nourriture pour lui apporter ce précieux nutriment. Si ce besoin n’est pas rempli par la consommation d’aliments tels que les oranges, les kiwis, les petits fruits rouges, les poivrons, les pommes de terre ou les brocolis, l’organisme, et particulièrement le système immunitaire, peut alors se trouver en état de manque. Les recherches montrent qu’un manque de vitamine C réduit l’activité des macrophages, ces cellules immunitaires qui dévorent littéralement les intrus tels que bactéries et virus. Une diminution des macrophages nous rend vulnérables au rhume et à la grippe, ce qui ponctionne davantage nos réserves en vitamine C.

Lorsque l’on est sujet à une longue période de stress, il vaut mieux consolider le système immunitaire en lui fournissant une grande quantité d’aliments riches en bêta-carotène (précurseur de la vitamine A) comme les carottes, les légumes verts ou les fruits jaunes ou oranges.

L’apport régulier en vitamines C et A ainsi que d’acide folique et de zinc, est vital pour assurer au système immunitaire les capacités de contenir les infections. On trouve l’acide folique dans les cornilles (variété de haricot sec), dans les épinards et autres légumes à feuilles vertes, et on trouve le zinc dans le crabe, les huîtres, les germes de blé, le foie, les pépins de citrouille et la viande rouge.

Le pouvoir des protéines

Les besoins du corps en protéine peuvent augmenter proteineslorsque le stress est permanent. Il est donc particulièrement important de consommer du poisson, du poulet, de la dinde, des viandes rouges maigres, des œufs, du lait ou des haricots au cours des repas. Un régime alimentaire déficitaire en protéines peut réduire considérablement les défenses immunitaires et les capacités de résister aux infections.

Les poissons gras tels que le saumon, la truite, le thon ou les sardines sont particulièrement recommandés car ils fournissent également les graisses essentielles (oméga 3 notamment) capables de rendre le sang plus fluide. L’effet épaississant de l’adrénaline peut ainsi être neutralisé.

Pour combattre le stress en mangeant, il faut adopter une alimentation saine et équilibrée mais il faut surtout gérer son stress globalement. Par exemple, l’exercice régulier est important car il peut augmenter la production d’endorphines (qui améliorent l’humeur de manière naturelle) et améliorer la santé du corps. Enfin de nombreuses techniques existent, dont certaines ont plus retenu notre attention, car faciles à mettre en oeuvre, scientifiquement étayées et efficaces, comme la cohérence cardiaque ou la méditation créatrice

Les personnes soumises à un stress permanent devraient envisager de changer leur mode de vie, par elles-mêmes ou en faisant appel à une aide professionnelle.

avec le concours de FOOD TODAY 06/2002
Texte : « Conseil Européen de l’Information sur l’Alimentation (EUFIC) »