
On parle souvent de rides, de cheveux blancs ou de fatigue pour évoquer le vieillissement. Pourtant, un phénomène beaucoup plus discret joue un rôle central : la perte musculaire ( appelée sarcopénie lorsqu’elle devient vraiment dérangeante au quotidien).
Elle débute dès l’âge de 30 ans, progresse lentement, puis s’accélère après 50 ans. Avec ses conséquences vont bien au-delà de la simple baisse de force. En moyenne, on perdrait environ 10% de ses muscles tous les 10 ans.
Aujourd’hui, le maintient de la masse musculaire est un des piliers majeurs de la longévité, une tendance marquée en médecine anti-âge.
Le muscle est bien plus qu’un moteur du corps
Le muscle n’est pas seulement utile pour bouger. Il agit comme un organe métabolique et hormonal. Il participe à la régulation du sucre sanguin (glycémie), au contrôle de l’inflammation, à la protection des os, et même au bon fonctionnement du cerveau. Lorsque la masse musculaire diminue, ces fonctions vitales se dégradent.oncrètement, moins de muscle signifie :
- une moins bonne gestion du glucose, favorisant le surpoids, la résistance à l’insuline et le diabète,
- une augmentation de l’inflammation chronique, impliquée dans le vieillissement accéléré (voir notre article sur l’inflammation),
- une baisse de la dépense énergétique, facilitant la prise de graisse,
- une perte de stabilité et d’équilibre, augmentant le risque de chutes.
Muscle et vieillissement : un cercle vicieux

Muscles de la cuisse à 23 et 78 ans
La perte musculaire enclenche un véritable cercle vicieux. Moins de muscle entraîne moins d’activité physique, puisqu’on a plus de mal à se bouger. Ceci va encore accélérer la fonte musculaire. Le métabolisme ralentit, la fatigue augmente, la récupération devient plus difficile. Progressivement, l’organisme entre dans un mode d’économie et de déclin.
À long terme, la sarcopénie est associée à :
- une diminution de l’autonomie,
- une fragilité accrue face aux maladies,
- un vieillissement fonctionnel prématuré,
- une réduction de l’espérance de vie en bonne santé.
Autrement dit, ce n’est pas seulement la durée de vie qui est en jeu, mais la qualité des années vécues.
Muscle et cerveau : un lien méconnu
Des recherches récentes montrent que le muscle communique avec le cerveau via des substances appelées myokines. Ces messagers influencent la mémoire, l’humeur et la prévention du déclin cognitif. La perte musculaire n’affecte donc pas uniquement le corps, mais aussi les fonctions mentales et la vitalité globale.
La bonne nouvelle : un levier puissant et réversible
Contrairement à certaines idées reçues, la perte musculaire n’est pas une fatalité liée à l’âge. Le muscle reste capable de se renforcer à tout âge, à condition d’envoyer les bons signaux.
Les piliers essentiels sont :
- l’entraînement en résistance (exercices avec poids, élastiques ou poids du corps…),
- un apport protéique suffisant et bien réparti dans la journée,
- un sommeil de qualité, indispensable à la réparation musculaire,
- la réduction de l’inflammation chronique (stress, sédentarité, alimentation déséquilibrée…).
Préserver ses muscles, c’est ralentir son vieillissement
Aujourd’hui, de nombreux experts s’accordent sur un point : la force et la masse musculaire sont parmi les meilleurs indicateurs de longévité. Entretenir son muscle, ce n’est pas chercher la performance sportive mais préserver son énergie, sa santé son autonomie et sa capacité à profiter pleinement de la vie.
En pratique, chaque effort pour maintenir ou reconstruire sa masse musculaire est un investissement direct dans un vieillissement plus lent, plus solide et plus durable.
Voyez notre article : comment préserver sa musculature.
J’ai fait du sport tout au long de ma vie néanmoins je dors de plus en plus mal.
Les reveils sont nombreux avec une obligation,parfois,de me lever très tôt car le sommeil ne revient pas!
Je pratique le jeune intermittent,le sport,je fais de la méditation,de la cohérence cardiaque,je prends chaque soir de la melatonine,de la valériane mais tout cela ne me permet pas de bien dormir.
Heureusement je compense souvent par une sieste de 20 mn.
Le sommeil peut etre un problème !
Oui le sommeil est de plus en plus un problème de nos jours pour de multiples raisons dont notre mode de vie trop stressant, des carences en nutriments, la sédentarité, etc… Bravo pour votre hygiène de vie. Le sommeil a tendance a être moins long avec l’âge mais l’expérience avec les patients montre qu’il y a toujours des causes. Il faut les trouver et les traiter si possible.
Voyez mon article qui pourra peut-être vous aider : https://www.antiageintegral.com/forme/sommeil/comment-conserver-un-bon-sommeil-malgre-lage.
Bonjour à tous pour l’année 2026,
J’ai 74 ans et je me remets à la culture physique avec haltères chez moi. Je me sers beaucoup de ma barre longue torsadée qui me permettent d’effectuer les mouvements de base pour le haut du corps.
En lisant le livre de Julien Venesson les 13 nutriments, en prenant 15 g jour de collagène peu importe la forme et 10 g de glycine, en s’entraînant en force des personnes ont gagnes en moyenne 4 kg de muscle en 4 mois.
Pour moi c’est parti. Voyant ce que cela donne sur les biceps, pectoraux, dorsaux, trapèze et deltoïdes.
Je mange souvent de la viande et des oeufs mais si on ne fait rien le corps perd sa musculature. A vos haltères 45 minutes tous les 2 jours. Maximum de travail dans le minimum de temps c’est le secret de la musculation.
Le corps a la mémoire des formes, voilà ce que je constate. Bon courage.
je l’ai toujours pensé : le plus efficace pour rester jeune et en fforme, c’est le sport. Il ne faut jamais s’arreter. Regardez les gens qui font de l’exercice regulièrement autour de vous, ils sont en forme et font plus jeunes. Merci docteur pour tous vos conseils
Avec plaisir. Je suis d’accord avec vous mais c’est un ensemble de facteurs qui nous maintient en forme : nutrition, activité physique, bonne détoxication, sommeil, bonne gestion d stress. Le sport a l’avantage d’améliorer à la fois l’élimination des toxines, le stress, et le sommeil. Portez vous bien.