
Booster le NAD pour rester jeune ?
La quête de longévité a toujours été l’apanage des seniors. Elle gagne désormais la Génération Z. Au cœur de cet intérêt : le NAD+, un coenzyme essentiel à la production d’énergie dans nos mitochondries et à la réparation de l’ADN qui voit son niveau diminuer avec l’âge.
Le NAD+ (Nicotinamide Adénine Dinucléotide) active notamment les sirtuines pour la réparation de notre ADN (voir notre article sur les sirtuines).
Aujourd’hui, l’offre de suppléments tels que le Nicotinamide Riboside (NR) ou le Nicotinamide Mononucléotide (NMN) ou encore des préparations à base de vitamine B3 se multiplie, portée par les réseaux sociaux.
Des effets qui restent à mieux cerner
Si les études précliniques suggèrent une amélioration de la fonction métabolique et une protection contre le déclin cellulaire, les données cliniques humaines chez des sujets de moins de 30 ans restent extrêmement parcellaires.
L’efficacité d’une supplémentation précoce pour ralentir un vieillissement biologique encore peu amorcé n’est pas scientifiquement démontrée à ce jour.
Il convient de rappeler que l’optimisation des taux de NAD+ passe prioritairement par l’hygiène de vie (activité physique, gestion du stress oxydatif, sommeil).
Avant de valider l’usage de précurseurs du NAD+, une évaluation de l’état de santé global est nécessaire, ainsi qu’un rééquilibrage des fonctions perturbées de l’organisme.
Soulignons aussi les incertitudes quant aux effets à long terme d’une supplémentation débutée prématurément chez des individus jeunes et sains.
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