La lutte contre la sarcopénie, caractérisée par la perte progressive de masse et de fonction musculaire, devient un axe central en médecine de longévité.
Passé 40 ans, le déclin musculaire s’accélère (environ 1% par an voire plus), impactant non seulement l’autonomie physique mais aussi la santé métabolique globale. Le tissu musculaire est en effet le principal site d’utilisation et stockage du glucose. C’est un organe endocrine important.
L’intégration du renforcement musculaire dans les protocoles anti-âge repose sur des données scientifiques solides aujourd’hui. La musculation de résistance fait grossir les fibres musculaires de type II et améliore la résistance à l’insuline (le fléau mondial mal connu du profane). Ceci réduit les risques de diabète de type 2 et d’inflammation liée à l’âge (inflammaging).
Les études soulignent qu’une force de préhension élevée (mesurée en serrant fort de la main un appareil) est un prédicteur fiable d’une mortalité réduite, toutes causes confondues.
En médecine anti-âge, l’activité physique est désormais prescrite avec la même rigueur qu’un traitement pharmacologique. Les médecins s’efforcent de sensibiliser les patients à la pratique de la musculation au moins deux fois par semaine.
Il convient toutefois de noter que l’efficacité de ces programmes dépend étroitement d’un apport protéique adéquat et d’un équilibre hormonal optimisé.
Voyez à ce sujet notre article « Comment conserver ses muscles« .
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