
Vous prenez des compléments pour rester en forme et freiner les effets du temps, mais les résultats se font attendre ? C’est une frustration courante.
Cet article se concentre sur les suppléments dits « anti-âge » et de vitalité (nutriments, antioxydants, plantes). Nous n’aborderons pas les traitements médicaux chimiques ou hormonaux, mais bien ces substances classiques réputées pour ralentir le vieillissement.
Si vos gélules semblent inefficaces, le problème vient rarement du produit seul. L’assimilation, la régularité, le dosage ou même la réalité de vos attentes sont souvent en cause. Avant d’abandonner, découvrez les principales raisons qui bloquent l’action de vos compléments.
- Compléments alimentaires : de quoi parle t'on ?
- Vos compléments alimentaires ne vous sont pas adaptés
- Vous n'assimilez pas vos compléments alimentaires
- Vous ne les prenez pas avec régularité
- Vous ne les prenez pas suffisamment longtemps
- Vous n'avez pas les doses qui vous conviennent
- Votre attente est erronée
- Autres raisons
- En conclusion
Compléments alimentaires : de quoi parle t’on ?
Définition
Selon la législation, un complément alimentaire est une substance ou une préparation pouvant être classées parmi les aliments, ayant un « effet nutritionnel ou physiologique« . Il n’est pas soumis à la législation des médicaments. Vous trouverez les principaux compléments anti-âge décrits dans cet article.
Nous ne parlons donc pas de traitements médicaux chimiques ou d’hormones de substitution (sur prescription médicale) pouvant être utilisés en médecine anti-âge.
Les 3 grands groupes
On peut classer les compléments alimentaires selon 3 groupes :
vitamines et nutriments essentiels (minéraux, acides gras, acides aminés) : il s’agit d’une trentaine de nutriments indispensables à notre corps pour fonctionner, et que nous devrions trouver en permanence dans nos aliments (p. ex. magnésium, fer, vitamines B, oméga 3, tryptophane…). Si certains nous manquent (en cas de carence) il est logique alors de compléter notre alimentation pour retrouver des niveaux normaux dans notre corps. C’est le vrai usage du « complément » alimentaire. Quand on utilise ces nutriments à fortes doses dans un but précis, ou pour les 2 groupes suivants, nous parlerons plutôt de suppléments alimentaires et de « supplémentation ».
- nutriments non essentiels : ceux ci-ne sont pas indispensables dans notre assiette mais il se peut que notre corps n’en fabrique plus assez (surtout en prenant de l’âge). P.ex. : créatine, taurine, cystéine, oméga 9, coenzyme Q10…
- substances alimentaires ayant un effet biologique spécifique : il peut s’agir de plantes ou de leurs extraits, d’antioxydants spécifiques, d’acides aminés, de certaines matières animales…
Nous parlons ici de produits spécifiquement anti-âge, c’est à dire supposés avoir une action générale capable de ralentir les effets du vieillissement (comme ces substances), voire parfois de l’inverser d’après certaines études (comme ces autres types de substances).
Passons maintenant aux raisons qui peuvent faire que ces produits ne donnent pas le résultat escompté.
Vos compléments alimentaires ne vous sont pas adaptés
Il peut s’agir par exemple :
- de nutriments essentiels dont vous ne manquez pas. En prendre est inutile si votre niveau est déjà normal (p. ex., vous prenez magnésium pour de la fatigue alors que vous n’en manquez pas, et c’est la vitamine C qui vous fait défaut). Il faut évaluer vos carences avant de vous complémenter en vitamines ou nutriments essentiels (utilisez pour cela notre bilan en ligne).
- de nutriments non essentiels que votre corps produit déjà suffisamment : p. ex. Taurine, Coenzyme Q10, collagène… Là encore, il faut d’abord évaluer vos carences. Elles viennent généralement d’une mauvaise assimilation digestive, ou d’une baisse de production qui s’installe avec l’âge.
- de plantes ou autres suppléments alimentaires mal choisis (par vous ou par le thérapeute). Soit qu’il y ait erreur de diagnostic : p. ex. on prend des antioxydants pour ralentir le vieillissement alors que l’on n’est pas en situation de « stress oxydatif », ce qui peut même être contre-productif. Soit qu’il y ait une hiérarchie dans le soin qui n’a pas été respectée : p. ex. on soutient la thyroïde alors que les glandes surrénales sont bien plus affaiblies (ou inversement).
Vous n’assimilez pas vos compléments alimentaires
L’assimilation

De même, certains compléments seront mieux assimilés par un estomac vide. C’est une règle assez générale mais d’autres seront mieux digérés s’ils sont associés à des aliments gras par exemple.
Enfin, l‘état du microbiote est fondamental. Si la flore est déséquilibrée (dysbiose), l’absorption est perturbée. De plus, certains compléments (prébiotiques, probiotiques) agissent directement là-dessus.
La biodisponibilité
La biodisponibilité varie selon les formes chimiques des produits. Un magnésium marin ou un bisglycinate de magnésium ne s’assimile pas du tout comme un oxyde de magnésium (souvent utilisé car moins cher mais très mal absorbé et laxatif). C’est une cause majeure d’inefficacité des compléments.
Il faut donc veiller à choisir des produits de qualité offrant des formes de nutriments bien assimilables car très biodisponibles.
Vous ne les prenez pas avec régularité
En médecine anti-âge on essaie bien souvent d’agir sur l’épigénétique des patients. C’est à dire : modifier le fonctions du corps par des changements dans l’expression des gènes (on ne change pas ses gènes mais on peut influencer leur fonctionnement, voir notre article sur l’épigénétique).
Ces changements se produisent lorsque les soins sont apportés avec constance et régularité (et sur un temps assez long aussi). C’est également valable pour l’adoption de nouvelles habitudes de vie saine : manger lentement, faire du sport, manger moins sucré, éviter certains toxiques, etc…
Vous ne les prenez pas suffisamment longtemps
Un complément ce n’est pas comme un médicament. Ce dernier est une drogue, généralement puissante, qui va engendrer un effet rapide et connu, le plus souvent sur un symptôme précis. Les compléments en médecine anti-âge (comme en médecine fonctionnelle) sont généralement donnés pour avoir une action plus profonde sur les causes de dérèglement des fonctions du corps. Ils cherchent à rétablir un meilleur équilibre. Ils demandent généralement plus de temps pour constater des changements.
On s’attaque le plus souvent à des troubles qui ont mis des années à se mettre en place. Les corrections apportées par les compléments demandent également un certain temps pour agir (cependant pas des années, rassurez-vous).
Vous n’avez pas les doses qui vous conviennent

Attention aux marchands qui vous allèchent avec des doses conseillées faibles, se résumant à 1 gélule par jour par exemple. Cela peut être attractif par un coût modique du traitement mais pour être efficace, la réalité peut demander beaucoup plus de gélules quotidiennes selon les sujets et leur constitution.
Autre exemple fréquent : les produits multivitaminés qui ont le droit de se prévaloir « anti-fatigue » dès lors qu’ils contiennent du magnésium ou de la vitamine C par exemple mais qui en apportent des doses très faibles. Il est vrai que pour la plupart des consommateurs, la question de la dose reste très secondaire même si, pour les nutriments essentiels, la législation impose de spécifier quel pourcentage des valeurs recommandées le produit apporte chaque jour. Lisez les étiquettes !
Votre attente est erronée
Votre attente est peut-être irréaliste. Par exemple vous attendez d’un traitement antioxydant de voir vos rides disparaître. Ou encore, vous souhaitez améliorer votre forme avec quelques « pilules miracles », tout en conservant une mauvaise hygiène de vie que vous corrigez pas.
Le manque d’intention dans la prise du traitement peut aussi jouer un rôle. Aussi curieux que cela puisse paraître, l’état d’esprit et l’attention portée à sa santé (la conscience de ce que l’on fait) influencent la réponse du corps.
L’usage de repères d’évaluation (biomarqueurs…) est importante pour mieux authentifier des résultats de traitement, surtout en anti-âge où, par exemple le ralentissement du vieillissement ne saute pas aux yeux. Il peut s’agir de marqueurs sanguins ou urinaires, à contrôler en laboratoire d’analyse, mais aussi de mesures et tests de performances comme ceux que vous pouvez trouver dans notre évaluation d’âge biologique (par exemple votre rythme cardiaque après un exercice bref, un test de mémoire, etc…).
Autres raisons
Il peut exister des interactions avec la prise de certains médicaments, ou même entre nutriments. Par exemple :
- certains anti-coagulants peuvent empêcher l’action de la vitamine K
- la prise de thyroxine (hormone thyroïdienne) peut empêcher l’absorption du fer…
- le calcium empêche l’absorption du fer si pris en même temps; le zinc et le cuivre doivent être équilibrés, etc…
Au delà de la qualité du produit, parfois insuffisante, il existe aussi des tromperies flagrantes avec des compléments alimentaires. En particulier, méfiez-vous des commandes dans des pays qui ont des législations ou des mêmes normes de contrôle très « souples » voire inexistantes. Les plantes doivent être traçables et non contaminées par des métaux lourds.
Et parfois, on ne boit pas suffisamment d’eau pour absorber ses nutriments. Tout bêtement.
En conclusion
Ne prenez pas de compléments alimentaires au hasard de quelques allégations souvent très vagues : combat la fatigue, antioxydant, anti-âge, nutriment du muscle, etc… ou parce qu’une star du show business ou votre voisine s’est sentie beaucoup mieux en les prenant.
Intégrez-les dans une hygiène de vie raisonnable.
Vérifiez vos manques de nutriments, par des symptômes présentés (voir notre bilan questionnaire en ligne), ou des analyses, ou l’avis d’un thérapeute compétent (voyez .
Prenez les doses suffisantes recommandées et suffisamment longtemps. Basez vous sur des tests, symptômes ou marqueurs biologiques précis pour évaluer vos résultats.
Utilisez notamment notre calcul d’âge biologique, un des outils gratuits proposés sur ce site, à cet effet.
vitamines et nutriments essentiels (minéraux, acides gras, acides aminés) : il s’agit d’une trentaine de nutriments indispensables à notre corps pour fonctionner, et que nous devrions trouver en permanence dans nos aliments (p. ex. magnésium, fer, vitamines B, oméga 3, tryptophane…). Si certains nous manquent (en cas de carence) il est logique alors de compléter notre alimentation pour retrouver des niveaux normaux dans notre corps. C’est le vrai usage du « complément » alimentaire. Quand on utilise ces nutriments à fortes doses dans un but précis, ou pour les 2 groupes suivants, nous parlerons plutôt de suppléments alimentaires et de « supplémentation ».


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