sourire de femme

Nous avons déjà détaillé la façon dont notre sourire vieillit avec les années (voir ici).

Il en découle une approche logique pour son rajeunissement respectueuse de l’identité du patient.

Votre sourire est-il attractif ?

Sourire de circonstance et sourire de joie

Ce sont deux types de sourire. Notre état émotionnel est conditionné par les expressions des visages que nous regardons. Ce phénomène est appelé contagion des émotions. Regarder un sourire de joie génère une émotion positive ce qui n’est pas le cas devant un sourire dit « de circonstance ».

Sourire de circonstance

La distorsion et le déplacement des structures est globalement horizontal sous l’action des muscles risorius.

Sourire de joie

La distorsion et le déplacement des structures est plus vertical vers le haut sous l’action des muscles releveurs de la lèvre et zygomatiques.

Tout acte clinique qui va renforcer la perception du sourire de joie renforcera l’attractivité en renforçant par empathie chez l’observateur l’émotion de joie associée.

Il a déjà été démontré que l’intensité de l’expression était corrélée à l’activité musculaire : plus les muscles sont contractés, plus la distorsion et le déplacement des structures sont marqués et plus l’expression est intense. Nous n’étudierons donc pas cette variable. Nous, examinons quelles sont les autres variables qui renforcent l’expression du sourire indépendamment de l’activité musculaire. Il existe deux  types de variable impliquées dans l’intensité des expressions : les déterminants sociologiques et les déterminants biologiques.

Déterminants sociologiques expressifs et intensité de l’expression

« Plus que le mouvement, c’est la perception du mouvement qui est la plus importante.» En effet, examinons comment à activité musculaire égale, la position du plan profond intra oral (dent et gencive) devient déterminante pour la lecture de l’expression en renforçant la lecture de l’activité musculaire des muscles releveurs de la lèvre et zygomatiques..

Renforcer la perception d’activité des muscles releveurs de la lèvre supérieure

La visibilité de la gencive est des dents souligne le déplacement vers le haut de la lèvre supérieure,. Alors que l’activité musculaire est strictement la même.et que nous faisons simplement varier las position du plan intra-oral (gencive et lèvre) nous observons que l’expression du sourire de joie est moins intense, jusqu’ à créer une confusion et faire place a une expression plus proche de celle de surprise.

Renforcer la perception de l’activité des muscles zygomatiques qui s’insèrent sur les commissures des lèvres.

La courbure de la lèvre inférieure pendant le sourire est due à l’action des muscles zygomatiques. Cette convexité est un des principaux indicateurs du sourire de joie. C’est elle qui est schématisée quand on dessine un smiley par une courbe convexe vers le haut. Les bords des incisives supérieures ont un rôle déterminant dans le maintient de cette convexité pendant l’action des muscles zygomatiques.

Bien que l’activité musculaire soit constante, la perception de la traction verticale des muscles releveurs et zygomatiques impliquée dans le sourire de joie est réduite. On a le sentiment d’un sourire de circonstance plus horizontal. Conséquence: le sourire est moins communicatif, donc moins attractif.

Ce qui rend votre sourire attractif

De nombreuses études démontrent que l’attirance du visage est directement corrélée à l’expression des codes biologiques qui sont la jeunesse, l’âge, le dimorphisme sexuel, le capital génétique. L’avancé en âge rend les visages moins attirants. L’âge se détecte par la forme du visage, le rapport des structures entre elles, la qualité de la peau et la présence de certaines rides… Le code du dimorphisme sexuel chez la femme : l’attirance qu’elle génère est directement corrélée à l’intensité de l’expression de sa féminité. Ce dimorphisme féminin s’exprime, entre autres, au niveau des pommettes, du volume des lèvres et de la hauteur du tiers inférieur du visage.

Il y a 4 expression de codes biologiques au niveau de chaque structure du tiers inférieur du visage.

1) Le biocode du dimorphisme sexuel

Chez la femme, les lèvres sont charnues, généreusement déroulées sur les maxillaires pendant l’expression du sourire. La forme des dents et leur position sont aussi des marques de dimorphisme sexuel : elle sera plus en rondeur (ovoïde) chez la femme, mais plus rectangulaire chez l’homme.

2) Le biocode du capital génétique

Une large arcade dentaire associée à des dents volumineuses est un signe favorable : leur volume et leur intégrité rassurent sur la bonne constitution génétique de l’individu.

3) Le biocode de l’âge

A la maturité, toutes les dents ont fait leur éruption sur l’arcade et elles ne présentent pas de signe d’usure avancée : la ligne des bords incisifs – ceux qui coupent – décrit des incisives aux canines un arc de cercle convexe vers le bas. Un sourire qui affiche une arcade dentaire complète avec un aspect « en dentelle arrondie » des bords des incisives et des canines révèle que l’individu est parvenu à sa pleine maturité et qu’il n’y a pas de marque d’usure, signe de vieillissement. Ces critères sont renforcés par des lèvres qui ont conservé leur volume.

La jeunesse est une caractéristique biologique attirante ; la visibilité des gencives supérieures dans le sourire la rappelle. Chez l’enfant, la lèvre supérieure dégage plus largement la gencive dans le sourire. Cette caractéristique de jeunesse avantageuse est conservée par certains adultes. Avec l’âge et les phénomènes d’involution – usure dentaire ou maladies parodontales –, elle peut être altérée. La visibilité de la gencive supérieure doit toutefois être modérée, car trop de gencive rend le sourire disgracieux (on s’éloigne alors trop de la moyenne).

Avec le temps, les dents perdent leur éclat. Les dents qui se colorent sont interprétées défavorablement comme un signe de vieillissement ou un manque d’hygiène.

4) Le biocode de la santé

La bouche est très sensible aux infections. Qu’elles soient de nature carieuse ou parodontale (infection des gencives), leur présence dessert le code de santé. Pour ces raisons, la zone de la bouche plus que les autres parties du visage constitue un indicateur important du biocode de santé.

L’impact du code biologique dans le sourire. Au centre, le sourire le plus attirant révèle des codes biologiques optimums. Dans les angles, l’attraction est réduite par l’altération des différents codes.

En haut à gauche : santé
(maladie parodontale, carie).

En haut à droite : capital génétique
(petite arcade dentaire, petites dents, pas très blanches et pas très bien positionnées).

En bas à gauche : dimorphisme sexuel réduit pour la femme
(lèvres moins pulpeuses, dents plus rectangulaires, menton plus développé).

En bas à droite : âge
(vieillissement des dents, des lèvres, des gencives).

Gommer les expressions négatives

Les raisons d’une approche pluridisciplinaire

Les traitements de dentisterie esthétique appliquée au tiers inférieur du visage à partir de quarante ans ne nous donnaient pas toute satisfaction. Les expressions positives perdent de leur intensité, alors que des expressions négatives de plus en plus intenses au fil des ans se marquent sur le visage.

Dans cet environnement, l’acte isolé de dentisterie esthétique ne tient pas toutes ses promesses. Pourquoi ? Parce que le praticien, dans le cadre de ses interventions, est comme pris dans un étau : d’un côté, il est confronté à l’usure dentaire sourire 2qui induit des mouvements d’éruption compensatrice, tandis que de l’autre, il est limité par l’affaissement progressif des tissus mous du visage. Autrement dit, la morphologie des différents éléments constitutifs du tiers inférieur du visage est altérée, mais cette disharmonie de forme a un impact d’autant plus retentissant qu’elle est aggravée par la modification de la position des structures. Restituer les expressions implique donc la prise en charge de la forme, du volume, mais aussi de la topographie des structures tant sur le plan superficiel cutané que sur le plan profond (intra-buccal).

La prise en charge esthétique ne peut donc ignorer le plan profond, en n’analysant que le plan superficiel, et réciproquement.

Par conséquent, dans certains cas il faudra l’intervention de différents spécialistes pour prendre en charge le problème dans sa globalité : chirurgie esthétique, médecine esthétique, dermatologie pour traiter le plan superficiel et le problème expressif associé aux plis faciaux ; parallèlement, une autre équipe traitera le plan profond intra-buccal : dentisterie cosmétique, orthodontie, parodontologie et chirurgie maxillo-faciale.

L’usure et le remodelage des structures entrainent l’altération de la forme, du volume et de la position des structures.

Avant – Après traitement

Séquence de traitement de l’approche combinée pluridisciplinaire

Sur le plan profond :
1) Repositionnement des dents
2) Restauration dentaire par des facettes céramiques

Sur le plan superficiel :
1) Lifting
2) Désactivation du muscle dépresseur angulaire oblique
3) Restructuration des lèvres avec de l’acide hyaluronique
4) Dermabrasion

Le SEE index : Smile Esthétique and Expressive Index

Le See index est un outil d’évaluation et de mesure l’intensité de l’expression du sourire. Il évalue également le potentiel attractif du tiers inférieur du visage dans d’autres situations qui sont le repos et dans la dynamique pendant l’élocution.

Le tiers inferieur du visage est subdivisée selon des zones spécifiques appelées « unité structurelle ». Chacune est associée à un indice de 0 a100 en fonction l’intensité et la nature des messages qu’elle émet. Ces messages sont de nature biologique ou sociologique. L’ensemble des résultats est expliqué au patient en reprenant chaque indice. Cet outil de communication permet d’expliquer au patient les objectifs de traitement, il comprendra le rôle et l’impacte de chaque structure constitutive du sourire.

Quelques cas cliniques

Vos expressions et votre identité sont au cœur des traitements esthétiques

Tous les traitements visant à renforcer l’impacte du sourire vont renforcer les messages de nature biologiques et sociologiques. Il faut insister sur une autre variable essentielle, qui est l’identité, directement liée à la typologie dentaire (forme) des dents. Lors de la consultation il est impératif d’exposer au patient les différents modes opératoires, qu’il se familiarise avec ces notions de forme et d’identité pour l’aider dans son choix, qui sera soie de conserver son identité (le cas le plus fréquent), soit de la transformer, soit de la restaurer. Les exemples qui suivent illustrent les 3 modes opératoires décidés au cas par cas en fonction de la situation clinique et de la demande du patient.

Conserver l’identité

Le patient tenait à conserver son identité caractérisé par l’espace entre les deux incisives centrales et sa forme de dent. Nous avons développé les volumes tout en conservant la forme des dents. Le diastème, espace entre les deux incisives caractéristique de son sourire est volontairement conservé mais sensiblement réduit.

Conserver l’identité

AvantSee Index ScoringAprès
100Absence de maladie parodontale, de carie, et de restauration dentaire100
50Visibilité de la gencive supérieur, et harmonie des rapports avec la lèvre supérieure50
50Taille, proportion et forme des incisives et canines90
80Couleur des dents100
60Intégrité des dents, découpage de la ligne des bords incisifs90
40Largeur et convexité des arcades.70
40Congruence des dents supérieures et de la lèvre inférieure90
90Convexité de la lèvre inférieure90
64Scoring85

Cette patiente tenait absolument a conserver son identité, donc nous avons conservé la forme dentaire (typologie) et également les positionnements entre les dents. On a renforcé l’impacte et l’intensité de l’expression en développant les volumes et en éclaircissant les dents.

Conserver l’identité

AvantSee Index ScoringAprès
70Absence de maladie parodontale, de carie, et de restauration dentaire100
30Visibilité de la gencive supérieur, et harmonie des rapports avec la lèvre supérieure90
60Taille, proportion et forme des incisives et canines100
60Couleur des dents90
80Intégrité des dents, découpage de la ligne des bords incisifs100
30Largeur et convexité des arcades.80
70Congruence des dents supérieures et de la lèvre inférieure80
70Convexité de la lèvre inférieure80
59Scoring90

Changer l’identité avec le consentement de la patiente

La patiente n’était pas satisfaite de son sourire. Sa typologie dentaire dents carrée trapue n’était pas cohérente avec sa morphologie générale très longiligne. Suite à différentes propositions nous avons opté pour des dents plus ovoïdes plus féminines.

Changer l’identité

AvantSee Index ScoringAprès
100Absence de maladie parodontale, de carie, et de restauration dentaire100
100Visibilité de la gencive supérieur, et harmonie des rapports avec la lèvre supérieure100
60Taille, proportion et forme des incisives et canines100
60Couleur des dents100
90Intégrité des dents, découpage de la ligne des bords incisifs100
60Largeur et convexité des arcades.90
60Congruence des dents supérieures et de la lèvre inférieure90
70Convexité de la lèvre inférieure100
75Scoring98

Restaurer l’identité

L’usure avancée et les récessions de gencives ont totalement effacé la typologie dentaire. Nous avons restauré sa forme de dents en fonction des photos antérieures à l’usure.

Restaurer l’identité

AvantSee Index ScoringAprès
50Absence de maladie parodontale, de carie, et de restauration dentaire100
40Visibilité de la gencive supérieur, et harmonie des rapports avec la lèvre supérieure90
30Taille, proportion et forme des incisives et canines100
80Couleur des dents90
30Intégrité des dents, découpage de la ligne des bords incisifs100
70Largeur et convexité des arcades.90
40Congruence des dents supérieures et de la lèvre inférieure90
70Convexité de la lèvre inférieure90
51Scoring94