Cellulite : les bons et les mauvais aliments

Cellulite et alimentation (2)

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savoir choisir ses aliments

Nous avons vu (page silhouette et nutrition) comment le corps stocke ses graisses dans certaines zones plutôt que dans d’autres, selon les points faibles de la santé de chacun. Dans cet article, nous nous concentrerons sur la cellulite bien connue des femmes et qui engendre la peau d’orange sur le bas du corps. Ses principaux facteurs aggravants sont les troubles hormonaux, circulatoires et de posture.

Ennemi n°1 : l’excès de sucres

Pour simplifier, nous appelons ici « sucres » les glucides d’absorption rapide dont le plus connu est le saccharose de notre bon vieux sucre blanc. En effet, ces sucres favorisent la « glycation » des protéines. Comprenez : le durcissement de certains tissus, un peu comme du sirop qui caramélise à la cuisson. Le collagène devient de moins bonne qualité et les processus de fibrose (dont celui de la cellulite) augmentent.patisseries, gateaux, chocolats
De plus, ces sucres d’absorption rapide ont tendance à favoriser de sécrétions brutales d’insuline dans notre corps. Celles-ci favorisent le stockage des graisses dans nos adipocytes (cellules graisseuses). La réduction des sucres rapides est certainement une des habitudes alimentaires les plus efficaces contre les graisses localisées en bas du corps. Ainsi, bonbons, barres chocolatées, pâtisseries, etc… auront tendance à aggraver la cellulite. D’ailleurs, en médecine orientale, le goût sucré (doux) est sensé apporter la notion d’inertie, de ralentissement, d’augmentation de volume, de lourdeur, etc…

Bien sûr, les graisses et corps gras sont caloriques et doivent être utilisés modérément si l’on ne veut pas grossir. Cependant les graisses insaturées telles que les oméga 3 assouplissent les membranes cellulaires et favorisent les échanges (absorption et élimination) dans les tissus cellulitiques qui généralement en ont besoin. Moralité, il faut réduire les graisses cuites (graisses saturées) et augmenter celles riches en acides gras insaturés et en particulier les oméga 3 : huiles 1° pression de noix, colza, olive, lin, chanvre, cameline, les salades, le poisson peu cuit, etc…

Il est frappant de constater comment les femmes asiatiques sont très peu sujettes à la cellulite. Leur alimentation traditionnelle n’y est certainement pas pour rien : quasiment pas de sucres rapides, pas de blé ni farines raffinées, plus riche en oméga 3 et en fibres (plus de végétaux). Pour exemple, en lieu de pain beurre confiture, leur petit déjeuner traditionnel est une soupe.

Et de sel

On le sait, l’alimentation occidentale est trop salée, trop riche en sodium. Ce dernier favorise les oedèmes et la rétention d’eau. A éviter donc. Pour saler, choisissez du sel de mer non raffiné qui contient de plus des oligo-éléments. Il existe aussi du sel de potassium (sans sodium) utilisé par les personnes atteintes d’hypertension artérielle.

Favoriser l’élimination

Certains aliments favorisent le fonctionnement des organes d’élimination :

– le foie est stimulé par les artichauts, le pissenlit, le boldo, le citron, le radis noir… c’est lui qui transforme les estrogènes en excès. Principal filtre sanguin, il mérite de ne pas se laisser encrasser, ce qui ralentirait le flux de sang veineux.

– le rein est stimulé par les endives, le fenouil, les asperges, des aliments qui luttent contre la rétention d’eau associée à la cellulite

– le colon est stimulé par les aliments riches en fibres : céréales complètes, pruneaux, graines de lin, poireau, salsifis… et plus généralement par tous les fruits et légumes.

Bien entendu l’eau pure est toujours bienvenue pour aider à éliminer.

Les aliments anticellulite dans l’approche intégrale

femmes asiatiques mincesPar une approche et une logique différentes, la médecine ayurvédique et chinoise arrivent à des conclusions proches des nôtres, avec quelques particularités intéressantes. Les aliments combattant la cellulite sont ceux à saveur amère (par ex. endives, café, chicorée, asperges, pamplemousse…), piquante (poivre, piments, gingembre, oignon, radis…) et astringents (haricots, lentilles, grenades, pommes, laitue, poires, céleri, chou, brocoli, chou-fleur, artichaut…).

Dans cette approche, il faut aussi éviter de manger des mets glacés ou des plats trop froids sortis du réfrigérateur  par exemple.

Voici la liste :

Ail, Amande, Anis, Artichaut, Asperges, Aubergine, Avoine, Baies, Basilic, Betteraves, Brocolis, Carottes, Céleri, Céréales complètes, Cerises, Champignons, Chou, Coriandre, Cresson, Cumin, Curcuma, Epinards, Estragon, Fenouil, Figues, Fraises, Germe de soja, Gingembre, Graines de lin, Grenades, Haricots verts, Kakis, Laurier, Légumes verts, Menthe, Moutarde, Navets, Noix, Oignons, Origan, Paprika, Pêches, Piments, Pissenlit, Poireaux, Poires, Pois, Poivre, Poivrons, Pommes, Potiron, Prunes, Radis, Raifort, Raisin, Riz basmati, Romarin, Rutabaga, Sariette, Sarrazin, Soja, Tomate, Topinambour.

Une alimentation adaptée à chaque cas

Selon les facteurs les plus impliqués dans votre cas personnel, certains aliments seront plus indiqués que d’autres.

femmeCellulite fibreuse

Des enzymes protéolytiques sont classiquement employés en allopathie pour lutter contre la fibrose. On peut donc logiquement augmenter les aliments qui en contiennent beaucoup comme l’ananas, la papaye.

Troubles hormonaux

La cellulite du bas du corps est souvent liée à un déséquilibre du rapport oestro-progestatif : soit trop d’oestrogènes, soit pas assez de progestérone. On pourrait penser dès lors que le soja n’est pas souhaitable puisqu’il contient des isoflavones qui stimulent des effets oestrogéniques. Certains auteurs pensent que le soja (qui ne contient donc pas directement d’oestrogènes) serait capable d’engendrer un effet favorable sur le climat oestrogénique uniquement lorsque celui-ci est insuffisant. Si l’on se réfère aux femmes asiatiques qui ont encore une alimentation traditionnelle, il est vrai que leur grande consommation de soja ne les expose pas plus aux cancers du sein qu’à la cellulite.

En revanche, il est maintenant confirmé que les « perturbateurs hormonaux » des matières plastiques, des pesticides, des détergents et lessives, des hydrocarbures, etc… ont des effets oestrogéniques capable de modifier la santé des populations. Voir les polluants alimentaires pour en savoir plus

Il est logique alors d’éviter ces polluants de l’alimentation moderne. D’ailleurs plusieurs pays ont décider de réduire les toxiques dont des perturbateurs hormonaux des denrées alimentaires sur le marché. Evitez donc les emballages plastiques au contact prolongé des aliments, et privilégiez les aliments d’origine bio, moins chargés en pesticides et engrais chimiques.

Parfois le fonctionnement de la thyroïde est faible sans pour autant tomber dans la maladie qu’est l’hypothyroïdie. La combustion des calories peut alors être ralentie. Les algues alimentaires riches en iode peuvent être bienvenues dans ces cas.

Troubles circulatoires

On sait bien que les troubles circulatoires du bas du corps sont surtout liés à la sédentarité et au manque de marche à pied. Cependant, il y a des aliments bénéfiques pour les problèmes veineux, lymphatiques ou capillaires. En général, les aliments riches en flavonoïdes (des antioxydants) sont salutaires. Il s’agit de nombreux fruits rouges, du soja (encore), du thé vert, du raisin,

Les compléments alimentaires anti-cellulite

Les micronutriments essentiels (vitamines, minéraux, acides aminés et acides gras insaturés) ne sont utiles que si l’on en manque et si notre alimentation quotidienne n’en apporte pas assez. Les nutriments pouvant être impliqués dans les troubles liés à la cellulite sont : les vitamines A, C et E (antioxydantes), la vitamine B6, le sélénium, le fer, le zinc, l’iode, le potassium et le magnésium.

Les antioxydants, les omega 3, comme nous l’avons vu, les polyphénols pour leurs effets sur la circulation, et les draineurs en général, peuvent être intéressants. Certains acides aminés sont utilisés, notamment par les sportifs (L-carnitine, acides aminés ramifiés). Leur efficacité est variable selon les études et les auteurs.

Conclusion

Il n’y a pas un aliment anticellulite mais des causes connues et contre lesquelles l’alimentation peut apporter sa part d’amélioration (et c’est une grosse part). Son efficacité est loin d’être négligeable. La condition est la régularité et les changements d’habitude durables. Il faut aussi savoir l’adapter à chaque cas particulier, comme toujours.

3 Commentaires

  1. Dr L. 26/06/2014 à 2 h 18 min ␣- Répondre

    La ménopause n’aggrave pas la cellulite. La baisse d’oestrogènes est même plutôt intéressante puisqu’ils favorisaient le stockage de la graisse. A la ménopause, les femmes ne prennent généralement plus de graisse sur le bas du corps. Si elles grossissent c’est souvent beaucoup plus sur le haut du corps ce qui n’est pas réellement de la cellulite mais du surpoids (ne pas confondre graisse et cellulite). En revanche après la ménopause la peau peut se relâcher mais il ne s’agit pas non plus de cellulite

  2. lanavere 14/09/2014 à 2 h 19 min ␣- Répondre

    alors c’est pour ça, quand on fait un regime on ne maigrit pas toujours de là ou on voudrait il faudrait expliquer ça à pas mal de dieteticiennes qui font des regimes basses calories quelque soit le probleme de cellulite et quelque soit la silhouette de la personne.

  3. chevassu 18/06/2015 à 2 h 18 min ␣- Répondre

    Cette analyse me paraît intéressante mais dans le cas d’une ménopause cela suffit-il ?

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