{"id":31204,"date":"2026-03-17T10:15:27","date_gmt":"2026-03-17T09:15:27","guid":{"rendered":"https:\/\/www.antiageintegral.com\/?p=31204"},"modified":"2026-03-18T10:15:47","modified_gmt":"2026-03-18T09:15:47","slug":"apres-80-ans-etre-vegetarien-diminuerait-la-longevite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.antiageintegral.com\/en\/actualites\/apres-80-ans-etre-vegetarien-diminuerait-la-longevite","title":{"rendered":"Apr\u00e8s 80 ans, \u00eatre v\u00e9g\u00e9tarien diminuerait la long\u00e9vit\u00e9"},"content":{"rendered":"

\"viande<\/p>\n

Une \u00e9tude r\u00e9cente publi\u00e9e dans The American Journal of Clinical Nutrition<\/em> sugg\u00e8re que, chez les personnes de plus de 80 ans, le r\u00e9gime v\u00e9g\u00e9tarien pourrait \u00eatre associ\u00e9 \u00e0 une probabilit\u00e9 l\u00e9g\u00e8rement plus faible de devenir centenaire.<\/p>\n

Cette analyse, men\u00e9e sur plus de 5 200 adultes chinois \u00e2g\u00e9s de 80 ans et plus, a compar\u00e9 les profils alimentaires et la survie jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 100 ans. R\u00e9sultat principal : les v\u00e9g\u00e9tariens pr\u00e9sentaient une probabilit\u00e9 r\u00e9duite<\/strong> de devenir centenaires par rapport aux omnivores, avec un effet plus marqu\u00e9 chez les v\u00e9g\u00e9taliens.<\/p>\n

Il faut cependant voir ce r\u00e9sultat avec nuances. Cet effet n\u00e9gatif ne serait retrouv\u00e9 que chez les personnes en sous-poids <\/strong>(IMC < 18,5). Chez les sujets ayant un poids normal, aucune diff\u00e9rence significative n\u2019est observ\u00e9e.<\/p>\n

Autre \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 : les individus consommant poisson, \u0153ufs ou produits laitiers<\/strong> (pesco- ou ovo-lacto-v\u00e9g\u00e9tariens) avaient des chances comparables aux omnivores d\u2019atteindre les 100 ans.<\/p>\n

Ces donn\u00e9es sugg\u00e8rent que le facteur d\u00e9terminant n\u2019est pas l\u2019absence de viande en soi mais plut\u00f4t la densit\u00e9 nutritionnelle globale du r\u00e9gime<\/strong>, notamment en prot\u00e9ines<\/strong> et micronutriments.<\/p>\n

Une question de physiologie du vieillissement<\/h2>\n

Apr\u00e8s 80 ans, les priorit\u00e9s nutritionnelles \u00e9voluent. Contrairement \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte, o\u00f9 la pr\u00e9vention cardio-m\u00e9tabolique domine, le grand \u00e2ge est marqu\u00e9 par le risque de d\u00e9nutrition, sarcop\u00e9nie et fragilit\u00e9 <\/strong>(voir comment garder nos muscles avec<\/a> l’<\/a>\u00e2ge<\/a>).<\/p>\n

Dans ce contexte, un apport insuffisant en prot\u00e9ines ou en nutriments essentiels peut acc\u00e9l\u00e9rer la perte musculaire, facteur majeur de mortalit\u00e9. Comme le souligne l\u2019\u00e9tude, \u00ab maintenir sa masse corporelle et musculaire devient prioritaire \u00bb.<\/p>\n

Ces r\u00e9sultats rejoignent des observations plus g\u00e9n\u00e9rales : une consommation de prot\u00e9ines animales pourrait \u00eatre d\u00e9l\u00e9t\u00e8re avant 65 ans mais devenir protectrice apr\u00e8s cet \u00e2ge, notamment pour limiter la fragilit\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n

V\u00e9g\u00e9tarisme : des b\u00e9n\u00e9fices \u00e9tablis\u2026 sous conditions<\/h2>\n

De nombreuses \u00e9tudes ant\u00e9rieures montrent que les r\u00e9gimes v\u00e9g\u00e9tariens sont associ\u00e9s \u00e0 :<\/p>\n