{"id":24385,"date":"2020-10-10T03:55:48","date_gmt":"2020-10-10T01:55:48","guid":{"rendered":"https:\/\/www.antiageintegral.com\/?p=24385"},"modified":"2021-05-11T04:27:58","modified_gmt":"2021-05-11T02:27:58","slug":"esthetique-et-effet-anti-age-influencent-mutuellement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.antiageintegral.com\/en\/esthetique\/esthetique-et-effet-anti-age-influencent-mutuellement","title":{"rendered":"Apparence esth\u00e9tique et effet anti-\u00e2ge s\u2019influencent mutuellement"},"content":{"rendered":"
Mon confr\u00e8re et ami, le Pr Jean-Paul M\u00e9ningaud est chirurgien esth\u00e9tique et r\u00e9parateur, mais il est \u00e9galement passionn\u00e9 par la m\u00e9decine anti-\u00e2ge. Il croit fermement qu’am\u00e9liorer l’apparence du corps pour contrer les effets de l’\u00e2ge passe aussi par le maintien d’un \u00e9tat de forme et de sant\u00e9 optimal. Dans cet article, il met le doigt sur une r\u00e9ciprocit\u00e9 peu souvent mise en lumi\u00e8re : am\u00e9liorer son image physique peut aussi contribuer \u00e0 un meilleur \u00e9quilibre de sant\u00e9, et \u00e0 mieux rester en forme malgr\u00e9 l’avanc\u00e9e en \u00e2ge<\/strong>.<\/em><\/p>\n Il fait preuve ainsi d’une approche globale de la sant\u00e9 et je l’en f\u00e9licite. A ce sujet, rappelons nous que la M\u00e9decine Ayurv\u00e9dique traditionnelle a toujours consid\u00e9r\u00e9 la beaut\u00e9 et la long\u00e9vit\u00e9 comme des parties inh\u00e9rentes \u00e0 la sant\u00e9…<\/em><\/p>\n Dr J-L Morel<\/em><\/p>\n Les proc\u00e9dures de m\u00e9decine ou de chirurgie esth\u00e9tique permettent d\u2019am\u00e9liorer l\u2019apparence physique. Mais ne nous y trompons pas, il ne sera pas possible d\u2019obtenir un r\u00e9sultat significatif et durable sans passer par une am\u00e9lioration de son \u00e9tat de sant\u00e9.<\/p>\n L\u2019apparence physique, l\u2019\u00e2ge apparent du corps, est en grande partie conditionn\u00e9e par l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9. La plus grande partie de ce site y est consacr\u00e9e. Il n\u2019y est pas question de la maladie, mais bien de l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9<\/strong> en dehors de la maladie.<\/p>\n L\u2019apparence peut sembler \u00eatre une pr\u00e9occupation futile. De fait, beaucoup d\u2019intellectuels, de psychologues, de m\u00e9decins sp\u00e9cialistes d\u2019organes, de religieux, d\u2019\u00e9ducateurs, consid\u00e8rent les pr\u00e9occupations physiques comme frivoles. En tant que sp\u00e9cialiste de la chirurgie de la face, j\u2019ai pu constater \u00e0 quel point beaucoup de mes patientes et patients peuvent en souffrir, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un visage mutil\u00e9 par un accident, ou tout simplement affect\u00e9 par l\u2019empreinte du temps.<\/p>\n Chacun est libre de modifier son apparence dans tel ou tel sens. Un m\u00e9decin ou chirurgien esth\u00e9tique doit faciliter une meilleure ma\u00eetrise de l\u2019aspect physique et de la sant\u00e9, sans dogmatisme. Je reste convaincu que la beaut\u00e9 des peuples proc\u00e8de de leur diversit\u00e9.<\/p>\n Nous avons l\u2019\u00e2ge de nos art\u00e8res, de nos performances psychiques, de notre bilan hormonal, de nos chromosomes, mais aussi de notre aspect ext\u00e9rieur. L\u2019apparence, notamment de notre visage, est assez finement corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 notre \u00e2ge chronologique.<\/p>\n Mon \u00e9quipe a pu le v\u00e9rifier dans une \u00e9tude r\u00e9cente[1]<\/a>. De fa\u00e7on inconsciente, chacun peut estimer l\u2019\u00e2ge d\u2019une personne avec une assez bonne pr\u00e9cision. Si en plus, on re\u00e7oit une formation minimale sur les crit\u00e8res objectifs du vieillissement facial, la pr\u00e9cision se renforce exponentiellement.<\/p>\n On en d\u00e9duit qu\u2019\u00e0 un moment donn\u00e9, un traitement anti-\u00e2ge efficace doit finir par modifier favorablement l\u2019apparence. Ce traitement, s\u2019il est efficace, ne se contentera pas de modifier des param\u00e8tres biologiques ou tensionnels par exemple. Il aura forc\u00e9ment une influence sur notre enveloppe ext\u00e9rieure.<\/p>\n R\u00e9ciproquement, il a \u00e9t\u00e9 amplement montr\u00e9 que des interventions sur l\u2019apparence pouvaient avoir un effet positif sur la sant\u00e9 dans des domaines tr\u00e8s concrets :<\/p>\n L\u2019int\u00e9r\u00eat de la chirurgie et de la m\u00e9decine esth\u00e9tique n\u2019est plus \u00e0 d\u00e9montrer sur le plan psychique : anxi\u00e9t\u00e9[8]<\/a>, [9]<\/a><\/sup>, qualit\u00e9 de vie[10]<\/a>, estime de soi[11]<\/a>, confiance en soi et sexualit\u00e9[12]<\/a>. Mais on peut aussi se demander si une action directe sur l\u2019apparence, et donc notamment sur le psychisme, aura une influence sur les param\u00e8tres biologiques du vieillissement.<\/p>\n Une action directe sur notre enveloppe corporelle est-elle seulement une \u00ab tricherie \u00bb ou exerce-t-elle un r\u00e9trocontr\u00f4le positif, c\u2019est-\u00e0-dire un m\u00e9canisme de renforcement positif sur l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral ? Plusieurs arguments plaident pour ce r\u00e9trocontr\u00f4le positif.<\/p>\n Tout d\u2019abord, il est une r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale qui dispose que la vie est faite d\u2019un ensemble de syst\u00e8mes qui sont longtemps en \u00e9quilibre. Au niveau mol\u00e9culaire, cela se traduit par des \u00e9quations biochimiques permettant un l\u00e9ger retour en arri\u00e8re avec des r\u00e9trocontr\u00f4les n\u00e9gatifs (m\u00e9canisme de frein) ou positifs (m\u00e9canisme de renforcement). L\u2019hypoth\u00e8se d\u2019un r\u00e9trocontr\u00f4le positif de l\u2019apparence sur la biologie semble coh\u00e9rente avec les lois de la nature.<\/p>\n De plus, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que l\u2019am\u00e9lioration de dimensions psychologiques comme l\u2019anxi\u00e9t\u00e9, la confiance en soi, ou l\u2019estime de soi, avait une influence sur la s\u00e9cr\u00e9tion des hormones de stress[13]<\/a>.<\/p>\n Ces travaux ont \u00e9t\u00e9 contest\u00e9s sur le plan m\u00e9thodologique. On peut n\u00e9anmoins \u00e9mettre l\u2019hypoth\u00e8se que les proc\u00e9dure m\u00e9dicales ou chirurgicales qui permettent de r\u00e9tablir durablement la confiance en soi puissent avoir un effet sur la production chronique de ces hormones, et donc sur d\u2019autres processus biologiques impliqu\u00e9s dans le vieillissement.<\/p>\n Enfin, on sait d\u00e9sormais que nombre de nouvelles techniques de m\u00e9decine et de chirurgie esth\u00e9tique ont un effet biologique positif sur les tissus o\u00f9 elles s\u2019exercent. Par exemple une simple injection d\u2019acide hyaluronique a un effet inducteur tissulaire local (r\u00e9g\u00e9n\u00e9rateur), conduisant par exemple \u00e0 augmenter la synth\u00e8se de collag\u00e8ne.<\/p>\n En chirurgie, les techniques de lipofilling (injections de la propre graisse du patient) potentialis\u00e9es par du plasma enrichi en plaquettes, ont un effet inducteur tissulaire parfois bluffant. De plus, il n\u2019est pas exclu que des effets puissent se faire \u00e0 distance de la zone trait\u00e9e (effets paracrines par exemple).<\/p>\n Les techniques permettant de modifier l\u2019apparence doivent aussi \u00eatre r\u00e9alis\u00e9es avec un objectif anti-\u00e2ge qui d\u00e9passe largement le geste technique. Le point le plus important est de ne pas nuire, primum non nocere<\/em><\/strong>.<\/p>\n Ce principe hippocratique est intemporel. Il faut donc que ces actes m\u00e9dicaux soient exerc\u00e9s par des praticiens parfaitement qualifi\u00e9s<\/strong> et que les indications soient pos\u00e9es de fa\u00e7on raisonnable<\/strong>.<\/p>\n Article tir\u00e9 du livre de l’auteur : \u00ab\u00a0Le programme anti-\u00e2ge du Pr JP M\u00e9ningaud\u00a0\u00bb<\/p>\n Bibliographie :<\/p>\n [1]<\/a>La Padula S, Hersant B, SidAhmed M, Niddam J, Meningaud JP. Objective estimation of patient age through a new composite scale for facial aging assessment: The face – Objective assessment scale. J Craniomaxillofac Surg. 2016 Jul;44(7):775-82.<\/em><\/p>\n [2]<\/a> S\u00e1 PO et al. The Effect of Reduction Mammaplasty on Body Posture: A Preliminary Study. Plast Surg Nurs. 2020;40(1):29-34.<\/em><\/p>\n [3]<\/a> Chao JD et al. Reduction mammaplasty is a functional operation, improving quality of life in symptomatic women: a prospective, single-center breast reduction outcome study. Plast Reconstr Surg. 2002;110(7):1644-1654.<\/em><\/p>\n [4]<\/a> Van Slyke AC et al. Perioperative and Long-Term Smoking Behaviors in Cosmetic Surgery Patients. Plast Reconstr Surg. 2017;140(3):503-509.<\/em><\/p>\n [5]<\/a> Narsete T et al. Large-volume liposuction and prevention of type 2 diabetes: a preliminary report. Aesthetic Plast Surg. 2012;36(2):438-442.<\/em><\/p>\n [6]<\/a> Zoumalan RA et al. Subjective and objective improvement in breathing after rhinoplasty. Arch Facial Plast Surg. 2012;14(6):423-428.<\/em><\/p>\n [7]<\/a> Hollander MHJ et al. Functional outcomes of upper eyelid blepharoplasty: A systematic review. J Plast Reconstr Aesthet Surg. 2019;72(2):294-309.<\/em><\/p>\n [8]<\/a> Moss TP, Harris DL. Psychological change after aesthetic plastic surgery: a prospective controlled outcome study. Psychol Health Med. 2009;14(5):567-572.<\/em><\/p>\n [9]<\/a> Meningaud JP et al. Depression, anxiety and quality of life: outcome 9 months after facial cosmetic surgery. J Craniomaxillofac Surg. 2003 Feb;31(1):46-50.<\/em><\/p>\n [10]<\/a> Litner JA, Rotenberg BW, Dennis M, Adamson PA. Impact of cosmetic facial surgery on satisfaction with appearance and quality of life. Arch Facial Plast Surg. 2008;10(2):79-83.<\/em><\/p>\n [11]<\/a> Kouris A et al. Patients’ self-esteem before and after chemical peeling procedure. J Cosmet Laser Ther. 2018;20(4):220-222.<\/em><\/p>\n [12]<\/a> Bruck JC et al [Increased self-confidence and decreased sexual discomfort after subpectoral mammaplasty]. Handchir Mikrochir Plast Chir. 2011;43(2):112-118.<\/em><\/p>\n
<\/p>\nL’esth\u00e9tique est-elle une futilit\u00e9 ?<\/h2>\n
Le corps refl\u00e8te la sant\u00e9, la forme et l’\u00e2ge<\/h2>\n
Quand l’apparence influence la sant\u00e9<\/h2>\n
<\/p>\n\n
Des \u00e9tudes scientifiques parlantes<\/h2>\n
On a m\u00eame pu \u00e9crire que des attitudes corporelles pouvaient modifier la s\u00e9cr\u00e9tion de nos hormones. Une \u00e9quipe de Columbia University a publi\u00e9 qu\u2019un simple changement d\u2019attitude corporelle pouvait augmenter le taux de testost\u00e9rone et diminuer celui de cortisol et cela en moins de 2 mn[14]<\/a>. Sur un panel de volontaires, cette \u00e9quipe a mesur\u00e9 les taux de testost\u00e9rone et de cortisol salivaire selon qu\u2019ils passaient d\u2019une attitude soumise (recroquevill\u00e9, bras et pied crois\u00e9s, t\u00eate baiss\u00e9e) \u00e0 une attitude plus s\u00fbre de soi (bras ouverts, t\u00eate droite, dos tenu, etc.).<\/p>\nEn conclusion<\/h2>\n
<\/a><\/p>\n