{"id":24357,"date":"2020-08-03T15:25:38","date_gmt":"2020-08-03T13:25:38","guid":{"rendered":"https:\/\/www.antiageintegral.com\/?p=24357"},"modified":"2020-08-20T15:40:19","modified_gmt":"2020-08-20T13:40:19","slug":"des-proteines-vegetales-pour-vivre-plus-longtemps","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.antiageintegral.com\/en\/actualites\/des-proteines-vegetales-pour-vivre-plus-longtemps","title":{"rendered":"Des prot\u00e9ines v\u00e9g\u00e9tales pour vivre plus longtemps"},"content":{"rendered":"
Une r\u00e9cente \u00e9tude, des chercheurs du National Cancer Institute du National Institutes of Health des \u00c9tats-Unis, montre qu’apr\u00e8s 50 ans, les personnes qui mangent plus de prot\u00e9ines d’origine v\u00e9g\u00e9tale vivent plus longtemps.<\/p>\n
Les scientifiques constatent, que lorsque l’apport de prot\u00e9ines est majoritairement d’origine v\u00e9g\u00e9tale, le risque de mortalit\u00e9 (toutes causes confondues) est de 5% inf\u00e9rieur \u00e0 la moyenne.<\/p>\n
Avec pr\u00e8s de 400000 dossiers suivis sur une p\u00e9riode de 16 ans, il apparaitrait aussi qu’un remplacement de seulement 3% des prot\u00e9ines alimentaires animales par des prot\u00e9ines v\u00e9g\u00e9tales r\u00e9duit le risque de mortalit\u00e9\u00a0 d’environ 10%.<\/p>\n
La chair animale, les poissons et fruits de mer sont tr\u00e8s riches en prot\u00e9ines mais les v\u00e9g\u00e9taux en contiennent aussi. Certains peuvent en apporter abondamment, comme les graines, algues, noix, l\u00e9gumineuses, certaines c\u00e9r\u00e9ales… En particulier, le chia, le chanvre, la spiruline, l’amarante, l’avoine… sont connus pour leur richesse en prot\u00e9ines.<\/p>\n
Au del\u00e0 de ces r\u00e9sultats, les chercheurs ont aussi investigu\u00e9 sur l’alimentation riche en fruits, l\u00e9gumes, c\u00e9r\u00e9ales et l\u00e9gumineuses, et ils affirment qu’elle r\u00e9duit les risques de :<\/p>\n
Voila qui devrait s’inscrire dans les m\u00e9moires.<\/p>\n
Cette \u00e9tude n’est pas la premi\u00e8re \u00e0 souligner les bienfaits d’une alimentation plus riche en v\u00e9g\u00e9taux, par exemple cette \u00e9tude japonaise (Mingyang Song 2016<\/a>) ou cette m\u00e9ta-analyse (X. Wang 2014<\/a>) qui d\u00e9crivent une r\u00e9duction de mortalit\u00e9, notamment cardiovasculaire. De nombreuses autres avaient montr\u00e9 que l’exc\u00e8s de viandes pouvait \u00eatre mauvais pour la sant\u00e9 (surtout sur le plan cardiovasculaire), tout comme le manque de fibres v\u00e9g\u00e9tales.<\/p>\n En revanche, cette \u00e9tude est une des rares \u00e0 \u00e9tudier le remplacement de prot\u00e9ines alimentaires d’origine animale par des prot\u00e9ines v\u00e9g\u00e9tales.<\/p>\n Ceci \u00e9tant, le remplacement de 3% des prot\u00e9ines animales est un changement alimentaire tr\u00e8s faible (voire difficile \u00e0 mesurer). On regrettera de n’avoir pas de r\u00e9sultats portant sur des diff\u00e9rences alimentaires plus marqu\u00e9es (par exemple 20%, 30%, ou plus, de prot\u00e9ines v\u00e9g\u00e9tales). En effet, est-ce r\u00e9ellement ce remplacement de 3% des prot\u00e9ines animales qui am\u00e9liore la long\u00e9vit\u00e9, ou bien par exemple, l’augmentation de l’apport de fibres v\u00e9g\u00e9tales, vitamines et min\u00e9raux qui en d\u00e9coule ?<\/p>\n Quoiqu’il en soit, cette \u00e9tude conforte des notions qui sont de plus en plus mises en \u00e9vidence dans les milieux scientifiques. Ses conclusions valident \u00e9galement l’alimentation saine et anti-\u00e2ge d\u00e9crite ici<\/a>. Celle-ci est plus riche en fruits, l\u00e9gumes, noix et graines, et en produits peu ou pas transform\u00e9s<\/strong>. Les quantit\u00e9s de produits animaux sont mod\u00e9r\u00e9es, en dessous de nos habitudes courantes occidentales.<\/p>\n Rappelons au passage que, si ces grands principes sont valables pour la plupart des gens, ils sont \u00e0 adapter selon votre constitution<\/strong> (vous pouvez la d\u00e9terminer ici<\/a>). Les besoins de chacun sont variables. Il ne doit pas y avoir de dogme et il n’existe pas de r\u00e9gime id\u00e9al universel.<\/p>\n Notez enfin que cette \u00e9tude concerne des personnes \u00ab\u00a0\u00e2g\u00e9es\u00a0\u00bb (la soixantaine en moyenne). Il est possible que les conclusions soient diff\u00e9rentes pour des individus plus jeunes, dans la mesure o\u00f9 l’on sait que la digestion des prot\u00e9ines devient souvent plus difficile avec l’\u00e2ge (surtout apr\u00e8s 65 ans), et que les prot\u00e9ines v\u00e9g\u00e9tales semblent plus facile \u00e0 assimiler.<\/p>\nUn petit changement pour un grand effet ?<\/h3>\n
Tendre vers une alimentation saine<\/h3>\n