{"id":24007,"date":"2019-12-18T10:49:31","date_gmt":"2019-12-18T09:49:31","guid":{"rendered":"https:\/\/www.antiageintegral.com\/?p=24007"},"modified":"2025-02-24T12:15:03","modified_gmt":"2025-02-24T11:15:03","slug":"longevite-mangeons-nous-trop-de-proteines","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.antiageintegral.com\/en\/nutrition\/alimentation-anti-age\/longevite-mangeons-nous-trop-de-proteines","title":{"rendered":"Long\u00e9vit\u00e9 : mangeons-nous trop de prot\u00e9ines ?"},"content":{"rendered":"
\"oeufs,<\/span><\/div><\/div>

Les prot\u00e9ines \u00e7a semble bon pour la sant\u00e9, surtout quand on vieillit et que l’on a tendance \u00e0 perdre du muscle. En fait, c’est un peu plus subtil que \u00e7a, et il serait m\u00eame assez facile de diminuer notre long\u00e9vit\u00e9 si on en mange trop… ou pas assez. Voyons ce qu’en dit la science.<\/p>\n<\/div>

Dans cet article :<\/span>
  1. Manger des prot\u00e9ines pour quoi faire ?<\/a>
    1. Pour fabriquer du muscle ?<\/a><\/li>
    2. Pour vivre longtemps ?<\/a><\/li><\/ol>
    3. Mangeons nous trop de prot\u00e9ines ?<\/a>
      1. Des apports plus importants apr\u00e8s 65 ans<\/a><\/li>
      2. Avant 65 ans (en moyenne)<\/a><\/li>
      3. Apr\u00e8s 65 ans<\/a><\/li>
      4. En pratique<\/a><\/li><\/ol><\/li><\/li><\/div><\/div>\n

        Manger des prot\u00e9ines pour quoi faire ?<\/h2>\n

        Pour fabriquer du muscle ?<\/h3>\n

        Il est classique d’entendre qu’il faut manger beaucoup de prot\u00e9ines pour fabriquer du muscle. Ce n’est pas faux mais il faut bien comprendre que ce muscle ne se fabriquera que s’il travaille r\u00e9guli\u00e8rement<\/b> (c’est \u00ab\u00a0l\u2019entra\u00eenement\u00a0\u00bb des bodybuilders) : no pain no gain.<\/p>\n

        Mais les prot\u00e9ines \u00e7a sert aussi \u00e0 fabriquer bien d’autres choses : des hormones, des enzymes, des transporteurs de substances dans le sang, des structures de soutien tissulaires, comme le collag\u00e8ne<\/a><\/b> ou l’\u00e9lastine, etc…<\/p>\n

        Lorsque nous mangeons des prot\u00e9ines, notre tube digestif va les \u00ab\u00a0d\u00e9monter\u00a0\u00bb en peptides (des petits groupes d’acides amin\u00e9s) qui traverseront notre paroi intestinale vers la circulation sanguine, pour \u00eatre utilis\u00e9s surtout \u00e0 la fabrication… de nouvelles prot\u00e9ines (voir notre article sur prot\u00e9ines, peptides et acides amin\u00e9s<\/a><\/b>). En effet, chaque jour, notre corps perd des prot\u00e9ines qu’il doit reconstruire (environ 0,6 gr par kilo de notre poids). Un sujet de 65 kilos en perd environ 39 grammes par jour.<\/p>\n

        Pour vivre longtemps ?<\/h3>\n

        C’est l\u00e0 que cela devient subtil. En gros, d’apr\u00e8s les r\u00e9centes d\u00e9couvertes, en manger beaucoup avant 65 ans pourrait raccourcir la dur\u00e9e de vie<\/b>, surtout si l’on est s\u00e9dentaire<\/b>. La ration prot\u00e9ique utile serait inf\u00e9rieure aux 0,8 gr par kilo<\/b> de poids et par jour pr\u00e9conis\u00e9s par l’OMS, alors que l’alimentation occidentale moderne en contient beaucoup plus (par exemple pr\u00e8s du double pour l’am\u00e9ricain moyen).<\/p>\n

        La dose id\u00e9ale ne fait pas encore l’unanimit\u00e9 (0,5 \u00e0 0,6 gr\/kilo\/jour pour certains, plus pour d’autres). En tout cas, comme nous allons le voir, il faut surtout s’adapter \u00e0 chaque situation, \u00e0 chaque cas particulier, et \u00e9viter de tomber dans les extr\u00eames.<\/p>\n

        En revanche, apr\u00e8s la soixantaine<\/b>, l’assimilation digestive devient moins bonne, les taux d’hormones anabolisantes diminuent et la masse musculaire avec. Les \u00e9tudes statistiques montrent qu’\u00e0 partir de l\u00e0, des apports sup\u00e9rieurs<\/b> am\u00e9liorent cette fois la long\u00e9vit\u00e9 et diminuent le risque de maladies d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives.<\/p>\n

        Mangeons nous trop de prot\u00e9ines ?<\/h2>\n

        Les th\u00e9ories sur les apports optimaux de prot\u00e9ines sont diverses et se contredisent parfois. Cependant, dans les \u00e9tudes r\u00e9centes, il s’av\u00e8re qu’en r\u00e9duisant l’apport de prot\u00e9ines<\/strong>, les animaux \u00e9tudi\u00e9s vivent plus longtemps (Pr Valter Longo en particulier<\/em>). En fait, il semble que notre corps \u00e9volue selon deux modes oppos\u00e9s : la croissance et la r\u00e9paration (notamment la r\u00e9paration par l’autophagie<\/strong><\/a>).<\/p>\n

        Il a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 que plus il y a de croissance dans un organisme (elle est stimul\u00e9e par l’hormone de croissance GH et son d\u00e9riv\u00e9 l’Igf-1<\/b> : Insulin-Growth-Factor), moins longue est la dur\u00e9e de vie. L’inverse a \u00e9t\u00e9 v\u00e9rifi\u00e9 chez certaines populations de petite taille par exemple : moins d’Igf-1 et une long\u00e9vit\u00e9 accrue. Ou encore, beaucoup d’\u00e9tudes ont montr\u00e9 qu’en r\u00e9duisant l’activit\u00e9 de l’Igf-1 chez l’animal, on augmentait sa dur\u00e9e de vie.<\/p>\n

        \"tranches<\/p>\n

        L’apport de prot\u00e9ines dans l’alimentation augmente notre production d’Igf-1 <\/strong>et trop d’Igf-1 r\u00e9duit notre potentiel de long\u00e9vit\u00e9 en augmentant le risque de maladies li\u00e9es \u00e0 l’\u00e2ge et de d\u00e9veloppement de cancers. Pour vivre plus longtemps et en forme, il serait donc souvent judicieux de r\u00e9duire notre apport global de prot\u00e9ines et de stimuler plut\u00f4t le recyclage des prot\u00e9ines<\/b> dans nos cellules gr\u00e2ce \u00e0 l’autophagie<\/b>.<\/p>\n

        Les \u00e9tudes faites sur l’animal avaient d\u00e9j\u00e0 montr\u00e9 que la restriction calorique augmentait la long\u00e9vit\u00e9 mais la r\u00e9duction de l’apport de prot\u00e9ines<\/b>, seule, serait sup\u00e9rieure \u00e0 la restriction calorique<\/strong>. Certaines \u00e9tudes vont encore plus loin, et annoncent que c’est surtout la restriction en m\u00e9thionine<\/strong> (un acide amin\u00e9 essentiel) qui agirait en ce sens.<\/p>\n

        La m\u00e9thionine comme la leucine ont la particularit\u00e9 d’activer dans notre corps la \u00ab\u00a0voie mTOR<\/strong> \u00ab\u00a0, qui favorise la croissance et la fabrication (anabolisme<\/b>), mais au prix d’une long\u00e9vit\u00e9 r\u00e9duite. Ainsi, dans une d\u00e9marche anti-\u00e2ge, il faut veiller \u00e0 ne pas avoir d’apport trop important de prot\u00e9ines en g\u00e9n\u00e9ral, et de leucine et m\u00e9thionine en particulier. Ces derni\u00e8res sont g\u00e9n\u00e9ralement plus pr\u00e9sentes dans les viandes que dans les v\u00e9g\u00e9taux.<\/p>\n

        Rappelons maintenant que :<\/p>\n