{"id":22673,"date":"2019-05-22T09:24:58","date_gmt":"2019-05-22T07:24:58","guid":{"rendered":"https:\/\/www.antiageintegral.com\/?p=22673"},"modified":"2025-07-27T04:03:12","modified_gmt":"2025-07-27T02:03:12","slug":"le-retour-du-traitement-hormonal-naturel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.antiageintegral.com\/en\/anti-age-revitalisation\/hormones\/le-retour-du-traitement-hormonal-naturel","title":{"rendered":"Le retour du traitement hormonal naturel"},"content":{"rendered":"
\"m\u00e9decin<\/span><\/div><\/div>

Bonne nouvelle pour les femmes de la cinquantaine et plus : depuis quelques ann\u00e9es, le traitement hormonal substitutif est de retour dans sa version \u00ab\u00a0naturelle\u00a0\u00bb, comme vous allez le voir.<\/p>\n<\/div>

Dans cet article :<\/span>
  1. La m\u00e9nopause : avant tout un manque d'hormones<\/a><\/li>
  2. WHI : l'\u00e9tude qui a fait arr\u00eater les traitements hormonaux<\/a><\/li>
  3. La r\u00e9habilitation m\u00e9connue des hormones \u00e0 la m\u00e9nopause<\/a><\/li>
  4. Mieux vivre la m\u00e9nopause<\/a><\/li>
  5. Les b\u00e9n\u00e9fices attendus du THM<\/a><\/li>
  6. Cancer et traitement hormonal de la m\u00e9nopause<\/a><\/li>
  7. Mes conseils de gyn\u00e9cologue pour un traitement substitutif<\/a><\/li>
  8. En conclusion<\/a><\/li><\/ol><\/div><\/div>\n

    La m\u00e9nopause : avant tout un manque d’hormones<\/h2>\n

    Il est temps de voir les choses en face. Il existe, certes, de n\u00e9cessaires adaptations psycho-existentielles pos\u00e9es par la survenue de la m\u00e9nopause, et par la d\u00e9gradation de la qualit\u00e9 de vie par les bouff\u00e9es de chaleur et les d\u00e9sordres intimes. Mais, le v\u00e9ritable probl\u00e8me pos\u00e9 par cet \u00e9pisode de la vie de chaque femme est celui de la disparition de ses hormones f\u00e9minines, les oestrog\u00e8nes. Avec elle, s\u2019arr\u00eate la protection qu\u2019elles exer\u00e7aient sur de nombreuses fonctions et tissus de l\u2019organisme, particuli\u00e8rement l\u2019os et le syst\u00e8me cardiovasculaire. Quatre personnes ost\u00e9oporotiques sur 5 dans notre pays sont des femmes m\u00e9nopaus\u00e9es, et plus de la moiti\u00e9 des femmes apr\u00e8s\u00a0 50 ans d\u00e9c\u00e9deront de maladies cardiovasculaires.<\/p>\n

    \n

    Vous pouvez d\u00e9j\u00e0 \u00e9valuer vos niveaux hormonaux <\/a>gr\u00e2ce \u00e0 notre test de forme<\/a><\/strong> bas\u00e9 sur vos sympt\u00f4mes ressentis.<\/p>\n<\/blockquote>\n

    WHI : l’\u00e9tude qui a fait arr\u00eater les traitements hormonaux<\/h2>\n

    Nos m\u00e8res le savaient bien, qui, depuis l\u2019apparition des oestrog\u00e8nes en th\u00e9rapeutique, jusqu\u2019au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, poursuivaient pour plus de la moiti\u00e9 d\u2019entre elles un traitement hormonal (THM), qu\u2019elles aient eu des bouff\u00e9es de chaleur ou non, afin de ralentir cet emballement de leur vieillissement. Puis, tout a bascul\u00e9 en 2002, lorsqu\u2019a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e la funeste \u00e9tude am\u00e9ricaine WHI<\/strong>, travail statistique apparemment irr\u00e9prochable, qui a pr\u00e9tendu que non seulement le THM n\u2019offrait aucune protection sur le plan vasculaire, mais qu\u2019en plus, il augmentait le risque de d\u00e9velopper un cancer du sein (1).<\/p>\n

    Du jour au lendemain, et fort logiquement, toutes les femmes ont stopp\u00e9 leur traitement, que tous les m\u00e9decins ont cess\u00e9 de prescrire. Qui en effet, envisagerait d\u2019\u00e9changer des bouff\u00e9es de chaleur contre un risque accru de cancer du sein ? Mais le r\u00e9sultat est l\u00e0 : dans les domaines osseux et cardiovasculaire notamment, les m\u00e9decins sont confront\u00e9s aujourd\u2019hui \u00e0 des complications qui n\u2019existaient plus, chez ces femmes encore jeunes de g\u00e9n\u00e9rations sacrifi\u00e9es : toutes celles qui ont abandonn\u00e9 leur traitement, et toutes celles qui ne l\u2019ont pas commenc\u00e9.<\/p>\n

    Cette disparition a laiss\u00e9 un grand vide dans lequel se sont engouffr\u00e9es beaucoup de propositions th\u00e9rapeutiques \u00ab\u00a0naturelles\u00a0\u00bb. Avoir une alimentation \u00e9quilibr\u00e9e et saine, conserver une activit\u00e9 physique minimum, r\u00e9duire ou supprimer les toxiques habituels, alcool et tabac, font bien s\u00fbr partie d\u2019un consensus \u00e9vident<\/strong>.<\/p>\n

    Prendre par exemple des antioxydants, des nutriments essentiels, je\u00fbner ou faire du yoga sont des mesures anti-vieillissement utiles, mais qui n\u2019ont pas de rapport direct avec la m\u00e9nopause : vieillissement et m\u00e9nopause sont deux probl\u00e9matiques distinctes, qui se surimposent \u00e0 la cinquantaine. Par contre, aucune des m\u00e9dications propos\u00e9es n\u2019approche de loin l\u2019effet biologique de l\u2019estradiol, m\u00eame les phyto-estrog\u00e8nes, naturels certes pour les plantes, mais \u00e9trangers \u00e0 l\u2019organisme f\u00e9minin. D’autre part, malgr\u00e9 le bien \u00eatre qu’ils peuvent apporter \u00e0 certaines femmes, il n\u2019existe aucune \u00e9tude d\u2019envergure capable d\u2019assurer leur innocuit\u00e9.<\/p>\n

    La r\u00e9habilitation m\u00e9connue des hormones \u00e0 la m\u00e9nopause<\/h2>\n

    Fort heureusement, au cours des 15 derni\u00e8res ann\u00e9es, de tr\u00e8s nombreux travaux ont progressivement \u00e9tabli que les conclusions de la fameuse \u00e9tude WHI \u00e9taient largement erron\u00e9es<\/strong> (2). Il est d\u00e9sormais reconnu par toutes les Soci\u00e9t\u00e9s m\u00e9dico-scientifiques que, sous r\u00e9serve de contre-indications, de l\u2019utilisation des bonnes mol\u00e9cules et voies d\u2019administration, et du bon moment pour le d\u00e9buter, le THM exerce effectivement dans l\u2019organisme f\u00e9minin un effet protecteur<\/strong> : celui-ci va tr\u00e8s au-del\u00e0 de l\u2019os, du c\u0153ur et des vaisseaux, jusqu\u2019aux niveaux cognitif et cutan\u00e9 notamment, et ce, sans faire courir de risque significatif (3).<\/p>\n

    Mais qui le sait ? Certainement pas les premi\u00e8res concern\u00e9es. Dans ce domaine comme dans d\u2019autres, les r\u00e9habilitations sont moins m\u00e9diatis\u00e9es que les mises en cause. Ni les autorit\u00e9s de sant\u00e9, toujours frileuses (crainte de nouvelles d\u00e9penses ?), ni les experts de ces questions (crainte de conflits d\u2019int\u00e9r\u00eats ?) ne semblent souhaiter en faire \u00e9tat. Les femmes restent sous-inform\u00e9es sur la m\u00e9nopause, notamment par les magazines f\u00e9minins surtout centr\u00e9s sur le jeunisme ou les mesures anti-\u00e2ge. Il est vrai que pour beaucoup de personnes, cet \u00e9pisode de la vie g\u00e9n\u00e9ralement ax\u00e9 sur des probl\u00e9matiques de perte et de r\u00e9cession, n\u2019est pas un sujet volontiers abord\u00e9.<\/p>\n

    \"femmeMieux vivre la m\u00e9nopause<\/h2>\n

    Cela explique aussi un v\u00e9ritable naufrage sanitaire, aggrav\u00e9 par le d\u00e9sengagement des laboratoires pharmaceutiques dont certaines sp\u00e9cialit\u00e9s deviennent difficiles \u00e0 se procurer : moins de 8%<\/strong> des femmes m\u00e9nopaus\u00e9es prennent aujourd\u2019hui des hormones, et encore, uniquement par voie locale pour la plupart d\u2019entre elles (4).<\/p>\n

    Vouloir que l\u2019intervalle entre sa dur\u00e9e de vie et sa dur\u00e9e de vie en bonne sant\u00e9 soit le plus court possible impose \u00e0 chacun des mesures pr\u00e9ventives fortes. Ceci est tout particuli\u00e8rement vrai pour chaque femme de 50 ans, qu\u2019elle \u00e9prouve des sympt\u00f4mes ou non : pourquoi serait-il n\u00e9cessaire d\u2019avoir des bouff\u00e9es de chaleur pour b\u00e9n\u00e9ficier des effets pr\u00e9ventifs du traitement ?<\/p>\n

    Il n\u2019est, bien entendu, pas question d\u2019essayer de convaincre toutes les femmes m\u00e9nopaus\u00e9es d\u2019avoir recours \u00e0 un THM. Il s\u2019agit seulement de les convaincre d\u2019au moins \u00e9valuer avec leur m\u00e9decin leur propre balance b\u00e9n\u00e9fices\/risques<\/strong>. Il est en particulier prudent d\u2019\u00e9valuer avec quelle masse osseuse<\/strong> on va aborder la m\u00e9nopause.<\/p>\n

    Les b\u00e9n\u00e9fices attendus du THM<\/h2>\n

    Ils se situent \u00e0 deux niveaux\u00a0:<\/p>\n