{"id":21587,"date":"2018-11-03T08:53:47","date_gmt":"2018-11-03T07:53:47","guid":{"rendered":"https:\/\/www.antiageintegral.com\/?p=21587"},"modified":"2024-05-04T21:17:16","modified_gmt":"2024-05-04T19:17:16","slug":"la-coherence-cardiaque-anti-stress-et-anti-age","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.antiageintegral.com\/en\/forme\/stress\/la-coherence-cardiaque-anti-stress-et-anti-age","title":{"rendered":"La coh\u00e9rence cardiaque : anti-stress et anti-\u00e2ge"},"content":{"rendered":"
\"\u00e9lectrocardiogramme\"<\/span><\/div><\/div>

La coh\u00e9rence cardiaque est une m\u00e9thode simple mais puissante contre les mauvais effets du stress. Elle harmonise le rythme cardiaque par la respiration contr\u00f4l\u00e9e. Ses effets positifs sur le stress prolong\u00e9 et sur d\u2019autres processus li\u00e9s au vieillissement sont surprenants.<\/p>\n<\/div>

Si notre c\u0153ur est capable de s\u2019emballer sous le coup de l\u2019\u00e9motion, il est \u00e9galement possible de le calmer en contr\u00f4lant sa respiration. La coh\u00e9rence cardiaque est une m\u00e9thode pour r\u00e9guler les variations du rythme cardiaque afin de cr\u00e9er un \u00e9quilibre harmonieux entre le corps et l\u2019esprit, <\/strong>notamment pour le syst\u00e8me nerveux autonome <\/strong>(sympathique et parasympathique).<\/p>\n

\u00c9tudi\u00e9e par l\u2019Institut HeartMath dans les ann\u00e9es 90, cette technique s\u2019est ensuite largement popularis\u00e9e en Europe. Gr\u00e2ce \u00e0 ses effets spectaculaires <\/strong>sur l\u2019organisme, elle est aujourd\u2019hui pl\u00e9biscit\u00e9e par de nombreux professionnels de la sant\u00e9. Elle est particuli\u00e8rement utile dans la gestion du stress<\/strong>, un facteurs d\u00e9terminant dans le processus de vieillissement.<\/strong><\/p>\n

Dans cet article :<\/span>
  1. Les origines de la coh\u00e9rence cardiaque<\/a><\/li>
  2. Quand les \u00e9motions prennent le pas sur la raison<\/a><\/li>
  3. L\u2019influence de la respiration sur le c\u0153ur<\/a>
    1. Notre pouls n\u2019est pas r\u00e9gulier<\/a><\/li>
    2. Comment la respiration modifie le pouls<\/a><\/li><\/ol>
    3. Stress, vieillissement et coh\u00e9rence cardiaque<\/a><\/li>
    4. Les effets physiologiques imm\u00e9diats de la coh\u00e9rence cardiaque<\/a><\/li>
    5. Les effets physiologiques sur le long terme<\/a><\/li>
    6. Mode d\u2019emploi de la coh\u00e9rence cardiaque<\/a><\/li><\/ol><\/li><\/div><\/div>\n

      Les origines de la coh\u00e9rence cardiaque<\/h2>\n

      La d\u00e9couverte de la coh\u00e9rence cardiaque est beaucoup plus ancienne. Il faut remonter 2 500 ans av. J-C. Dans le Huangdi Nei Jing (le plus ancien trait\u00e9 de m\u00e9decine connu). Il est d\u00e9j\u00e0 question de l\u2019\u00e9tude des battements du c\u0153ur<\/strong> et de ses cons\u00e9quences sur l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 des patients. Le mythique Empereur Jaune constate que les personnes en bonne sant\u00e9 ont des pouls irr\u00e9guliers,<\/strong> contrairement aux personnes en mauvaise sant\u00e9. Cela peut sembler \u00e9trange mais on sait aujourd\u2019hui que ces variations sont le t\u00e9moin de l\u2019adaptation permanente du c\u0153ur aux changements environnementaux.<\/p>\n

      Bien plus tard, Antonio Valsalva (1666-1723) fait le lien entre la respiration et les battements du c\u0153ur. C\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 lui que nous savons que l\u2019inspiration stimule le syst\u00e8me sympathique<\/strong> (cardio-acc\u00e9l\u00e9rateur), alors qu\u2019\u00e0 l\u2019inverse, l\u2019expiration, stimule le syst\u00e8me parasympathique<\/strong> (cardio-ralentisseur).<\/p>\n

      L\u2019Institut HeartMath d\u00e9montra ensuite que les \u00e9motions<\/strong> sont bien plus rapides et puissantes que les pens\u00e9es \u00e0 agir sur le corps. Et si certaines ont des effets positifs salutaires (comme l\u2019amour), d\u2019autres, comme la peur, peuvent avoir de f\u00e2cheuses cons\u00e9quences sur sant\u00e9 et notamment sur l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration du vieillissement.<\/strong><\/p>\n

      Leur id\u00e9e est donc de parvenir \u00e0 contr\u00f4ler les \u00e9motions d\u00e9plaisantes, gr\u00e2ce \u00e0 la respiration, pour r\u00e9tablir un \u00e9quilibre entre le corps et l\u2019esprit. Soutenus par des preuves scientifiques solides,<\/strong> ils d\u00e9veloppent une m\u00e9thode simple et efficace avec des r\u00e9sultats rapides. Cette technique est ensuite import\u00e9e en France en 2003 par le Dr David Servan-Schreiber qui la d\u00e9crit dans son livre \u00ab Gu\u00e9rir le stress, l\u2019anxi\u00e9t\u00e9 et la d\u00e9pression, sans m\u00e9dicaments ni psychanalyse \u00bb.<\/em><\/p>\n

      Quand les \u00e9motions prennent le pas sur la raison<\/h2>\n

      \u00ab La m\u00e9thode d\u2019Heartmath n\u2019est pas simplement bas\u00e9e sur une croyance. Il existe des r\u00e9actions physiologiques prouv\u00e9es dans la mani\u00e8re dont les \u00e9motions, le c\u0153ur et le cerveau interagissent <\/strong>\u00bb<\/em> explique un des chercheurs du centre. En effet, toutes les \u00e9motions que nous ressentons (amour, col\u00e8re, tristesse\u2026) mettent en branle un circuit complexe. Elles impliquent \u00e0 la fois certaines structures du cerveau<\/strong>, mais \u00e9galement le syst\u00e8me nerveux autonome. <\/strong><\/p>\n

      \"visageDe mani\u00e8re simplifi\u00e9e, lorsqu\u2019une information sensorielle parvient au cerveau, elle est trait\u00e9e par l\u2019amygdale, une zone c\u00e9r\u00e9brale situ\u00e9e dans le syst\u00e8me limbique. Celle-ci est charg\u00e9e de reconna\u00eetre et d\u00e9coder la valeur \u00e9motionnelle <\/strong>des stimuli sensoriels. Elle permet d\u2019enclencher des r\u00e9actions automatiques au niveau du syst\u00e8me nerveux autonome, du tronc c\u00e9r\u00e9bral et de l\u2019hypothalamus. Ce dernier r\u00e9pond par des fabrications d\u2019hormones. Ainsi, lorsque l\u2019\u00e9motion est v\u00e9cue comme un stress<\/strong> auquel l\u2019organisme doit s\u2019adapter, il s\u2019agira principalement de production de cortisol et d\u2019adr\u00e9naline<\/strong>.<\/p>\n

      L\u2019ensemble de ces r\u00e9actions physiologiques a pour but une meilleure adaptation \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e8nement ou \u00e0 l\u2019environnement stressant.<\/strong> Le syst\u00e8me nerveux autonome joue le r\u00f4le fondamental dans l\u2019adaptation aux \u00e9motions. Il est divis\u00e9 en deux branches : le syst\u00e8me nerveux sympathique (SNS) et le syst\u00e8me nerveux parasympathique (SNPS). Ils agissent de mani\u00e8re oppos\u00e9e pour cr\u00e9er un \u00e9quilibre<\/strong> au sein de l\u2019organisme.<\/p>\n

      Si nous reprenons l\u2019exemple du stress, c\u2019est le syst\u00e8me nerveux sympathique qui est activ\u00e9 et met le corps en \u00e9tat d\u2019alerte.<\/strong> Il provoque l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration du rythme cardiaque, de la respiration et l\u2019afflux de sang dans les muscles moteurs, au d\u00e9triment des muscles lisses de l\u2019appareil digestif, etc\u2026. Le but \u00e9tant de nous pr\u00e9parer \u00e0 une lutte ou \u00e0 une fuite \u00e9ventuelle.<\/p>\n

      \u00c0 l\u2019inverse, le syst\u00e8me nerveux parasympathique permet une diminution de l\u2019\u00e9tat d\u2019\u00e9veil<\/strong> physiologique, de la fr\u00e9quence cardiaque, un rel\u00e2chement musculaire au profit de la digestion, du sommeil et de la r\u00e9paration des tissus, etc\u2026<\/p>\n

      Dans le cas du stress, la diminution de la fr\u00e9quence cardiaque permet de limiter ces effets. Notre capacit\u00e9 \u00e0 regagner notre calme d\u00e9pend ainsi de l\u2019action du syst\u00e8me parasympathique et contribue \u00e0 un meilleur \u00e9quilibre <\/strong>au sein de l\u2019organisme. <\/strong><\/p>\n

      L\u2019influence de la respiration sur le c\u0153ur<\/h2>\n

      Notre pouls n\u2019est pas r\u00e9gulier<\/h3>\n

      On a toujours tendance \u00e0 croire qu\u2019au repos, le c\u0153ur fonctionne comme un m\u00e9tronome. Il n\u2019en est rien. C\u2019est finalement, le mythique Empereur Jaune qui avait raison. Les variations permanentes du rythme des battements du c\u0153ur sont signe de bonne sant\u00e9<\/strong>.<\/p>\n

      Cette flexibilit\u00e9 du rythme cardiaque permet une adaptation en r\u00e9ponse aux variations de l\u2019environnement : temp\u00e9rature, efforts, bruits, dangers potentiels, agressions diverses, \u00e9motions, etc\u2026<\/p>\n

      Comment la respiration modifie le pouls<\/h3>\n

      Il se trouve que la r\u00e9gulation du rythme cardiaque par le syst\u00e8me nerveux autonome est influenc\u00e9e par la respiration. <\/strong>En effet, lors de l\u2019inspiration<\/strong>, le syst\u00e8me nerveux parasympathique s’inhibe temporairement, ce qui produit une acc\u00e9l\u00e9ration du rythme cardiaque. \u00c0 l\u2019inverse, \u00e0 l\u2019expiration<\/strong>, il est stimul\u00e9, ce qui produit un ralentissement des battements du c\u0153ur et, en m\u00eame temps, l\u2019inhibition du syst\u00e8me nerveux sympathique. Ces oscillations rythmiques, produites par la respiration, sont appel\u00e9es l\u2019arythmie sinusale (ASR).<\/p>\n

      Stress, vieillissement et coh\u00e9rence cardiaque<\/h2>\n

      Lorsque ces variations de l\u2019environnement sont tr\u00e8s fortes, elles provoquent un stress auquel l\u2019organisme peut avoir du mal \u00e0 s\u2019adapter. Il en d\u00e9coule souvent un emballement du syst\u00e8me sympathique que l\u2019on a du mal \u00e0 freiner.<\/p>\n

      De nombreuses \u00e9tudes scientifiques prouvent qu\u2019en cas de stress, de panique ou encore de phobie et de d\u00e9pression, la flexibilit\u00e9 de la fr\u00e9quence cardiaque diminue. Constamment sollicit\u00e9, le corps produit des r\u00e9ponses somatiques et psychologiques qui pourraient expliquer, entre autres, les cons\u00e9quences n\u00e9gatives du stress sur le syst\u00e8me cardio-respiratoire et c\u00e9r\u00e9bral.<\/p>\n

      \"coupleConcr\u00e8tement, cette pratique va avoir une incidence importante sur la gestion de nos \u00e9motions et sur notre physiologie. Elle vise \u00e0 r\u00e9duire les cons\u00e9quences d\u00e9l\u00e9t\u00e8res du stress <\/strong>sur le corps et elles sont nombreuses. Par exemple : vieillissement pr\u00e9matur\u00e9 de la peau<\/strong>, accumulation de graisses excessives autour de la taille<\/strong>, augmentation de la tension art\u00e9rielle<\/strong> et perturbation des fonctions du cerveau<\/strong> (pertes de m\u00e9moire ou difficult\u00e9 de concentration), troubles digestifs<\/strong> et hormonaux<\/strong>, etc…<\/p>\n

      En particulier, la coh\u00e9rence cardiaque augmente la production de la DHEA<\/strong>, que certains nomment \u00ab l\u2019hormone de jouvence \u00bb, <\/em>et diminue celle de cortisol. En r\u00e9duisant les effets du stress chronique, elle \u00e9vite ainsi que celui-ci n\u2019acc\u00e9l\u00e8re notre vieillissement comme cela est largement d\u00e9montr\u00e9 (voir cet article sur le stress<\/a>).<\/p>\n

      Les effets physiologiques imm\u00e9diats de la coh\u00e9rence cardiaque<\/h2>\n

      Les travaux de l\u2019Institut HeartMath d\u00e9montrent l\u2019impact que peuvent avoir les \u00e9motions (bonnes ou mauvaises) sur le corps. Leur id\u00e9e est donc de maintenir des \u00e9motions positives<\/strong> durant quelques minutes afin de faire basculer le corps entier dans un \u00e9tat agr\u00e9able. C\u2019est un processus appel\u00e9 coh\u00e9rence psychophysiologique<\/strong> qui se caract\u00e9rise par un \u00e9quilibre harmonieux entre les processus psychologiques (\u00e9motionnels et cognitifs) et physiques.<\/p>\n

      Le Dr David O\u2019hare<\/strong>, qui a repris ces travaux et beaucoup communiqu\u00e9 sur la coh\u00e9rence cardiaque, la d\u00e9finit comme un \u00e9tat de recentrage et de stabilit\u00e9 physiologique et \u00e9motionnelle.<\/p>\n

      Pour y arriver, diverses m\u00e9thodes sont possibles mais la technique de contr\u00f4le respiratoire<\/strong> est, a priori, la plus simple \u00e0 utiliser pour modifier la variabilit\u00e9 de la fr\u00e9quence cardiaque.<\/p>\n

      En pratique, cela consiste \u00e0 respirer lentement et r\u00e9guli\u00e8rement, selon un rythme d\u00e9fini qui favorise le temps d\u2019expiration.<\/strong> Cela \u00e9quivaut \u00e0 environ 6 cycles respiratoires par minute chez l\u2019adulte. Cette m\u00e9thode permet d\u2019harmoniser les fluctuations du rythme cardiaque et un meilleur \u00e9quilibre entre le syst\u00e8me sympathique et parasympathique.<\/p>\n

      \"courbe<\/p>\n

      Mesure du pouls pendant une s\u00e9ance de respiration contr\u00f4l\u00e9e.
      \nLes variations de fr\u00e9quence cardiaque deviennent harmonieuses et r\u00e9guli\u00e8res : coh\u00e9rentes.<\/em><\/p>\n

      Voici ce qui se passe 4 heures apr\u00e8s une s\u00e9ance :<\/p>\n