Comment manger et mincir

Mieux que de simplement perdre des kilos, il s’agit de les perdre aux bons endroits.

Sachant qu’un choix dans les saveurs et les qualités des aliments peut être judicieux pour éliminer la graisse du corps en excès, voyons comment des aliments peuvent agir sur la localisation des amas graisseux ou de la cellulite.

En particulier, les fonctions hormonales sont très souvent en cause dans les accumulations de cellulite (voir aussi « la chirurgie esthétique naturelle« ).

La graisse accumulée sur le ventre et le haut du corps

Cette répartition du surpoids, plus fréquente chez l’homme ou chez la femme ménopausée, est souvent en rapport avec des troubles digestifs et du métabolisme glucidique (digestion des glucides). On retrouve aussi fréquemment un excès d’insuline chez ces personnes et parfois une carence en hormone de croissance et/ou DHEA.
Les sucres rapides et les aliments qui en contiennent sont les premiers incriminés. En règle générale, ils sont mauvais pour la santé et la longévité (voir alimentation saine). Les sucres, pâtisseries, sodas, confiseries, sont à éliminer dans tous les problèmes de poids. C’est encore plus vrai pour l’excès de graisse abdominale.belly-2354_640
Les graisses sont difficiles à digérer (surtout cuites) et sont à éviter (sauf les graisses végétales crues pour leur apport en oméga 3).
Privilégier les aliments riches en fibres (légumes et légumineuses) et les protéines animales non grasses. Choisir les fruits les moins sucrés. Eviter la caféine qui augmente la production d’insuline par le pancréas.
Après 50 ans, la baisse de DHEA est plus marquée et il est alors bon d’augmenter les aliments riches en vitamine E (germe de blé) et en acides gras insaturés.

La graisse accumulée sur le bas du corps

Cette graisse est souvent plus liée à un problème de combustion des réserves graisseuses que d’excès de calories journalières. Qui dit combustion dit activité physique qu’il faut, bien sûr, augmenter. Mais cela ne suffit pas. En effet, les cellules graisseuses du bas du corps ont tendance à stocker facilement la graisse mais la libèrent très difficilement. Ceci est surtout lié à une sensibilité hormonale particulière que l’on retrouve généralement chez la femme avec un excès d’estrogènes et un manque de progestérone, auquel peut s’associer un excès d’insuline (voir « la chirurgie esthétique naturelle« ).
Les conseils ci-dessus (anti-insuline) sont toujours valables. Les aliments conseillés sont les viandes maigres, poissons et volailles, les graisses insaturées (graisses végétales crues, poissons gras cuits vapeur, oléagineux). Mangez plutôt bio car de nombreux pesticides et autres polluants ont hélas des effets perturbants sur les hormones sexuelles. Evitez l’excès de sel qui favorise la rétention d’eau.

La graisse sur les membres

La graisse diffuse répartie uniformément sur les bras comme lsions-dermatologiques-et-endocrinologie-14-728sur les jambes (en manchon) est souvent liée à une mauvaise circulation capillaire chez des gens frileux. Parfois une insuffisance de circulation lymphatique s’y associe ainsi qu’une insuffisance des hormones thyroïdiennes qui peut y ajouter un effet d’oedème particulier appelé myxoedème.
Evitez les régimes très basses calories qui ralentissent la thyroïde. Favorisez les aliments iodés (poissons, algues) et ceux riches en flavonoïdes qui améliorent la circulation : raisin, brocoli, oignon, pomme , citron, soja, thé vert, fruits rouges…

La graisse accumulée sur le haut du tronc et le cou

Elle est généralement liée à un excès de cortisol produit par les glandes surrénales. Cet excès de cortisol entraine un excès de sucre dans le sang (hyperglycémie).
Les suppléments d’acides aminés (arginine,-ornithine…) favorisent la production d’hormone de croissance qui diminue celle de cortisol.

La graisse accumulée sur l’estomac

De nombreux auteurs la lient au stress et à l’anxiété, ce que l’on constate souvent chez nos patients. Elle est souvent accompagnée de troubles digestifs tels que crampes d’estomac et lourdeurs après les repas. Il serait donc logique de favoriser dans ce cas les aliments dits « antistress » toutefois sans études scientifiques le confirmant à ce jour.

Ainsi, la nutrition est une des possibilités pour modifier sa silhouette selon chaque cas particulier, tout comme les traitements du terrain hormonal, le sport, les actes médico-esthétiques, les traitements circulatoires, etc… et non des moindres.