|
70% du fer de l'organisme est sous forme héminique (associé à
l'hémoglobine), le reste étant sous forme non héminique (forme de transport
et de réserve).
Si la carence en fer conduit à un stade très avancé à l'anémie,
les conséquences d'une carence modérée sur l'ensemble de ces processus
physiologiques sont encore mal définies : une réduction de la capacité
physique et des performances intellectuelles, une moindre résistance aux
infections, des perturbations au cours de la gestation et des anomalies dans
le maintien de la température corporelle sont de plus en plus évoquées. Le
statut en fer des individus est évalué en mesurant le niveau des réserves
corporelles au niveau de la moelle osseuse, du foie, et de la rate. Les
études montrent avec une grande constance l'absence de réserves de fer dans
la population française, plus particulièrement chez les femmes en âge de
procréer (presque 25% selon l'étude SU.VI.MAX), situation entraînant une
aggravation au cours de la grossesse, et également chez les jeunes enfants.
Les apports conseillés
en fer ont été fixés de manière à assurer des réserves convenables.
Les produits carnés constituent notre principale
source de fer même s'ils ne représentent que
25% du fer que nous ingérons. Le boudin, les abats, le foie et le rognon
sont les aliments les plus riches en fer. Mais du fait de notre type de
consommation, les viandes d'agneau et de bœuf deviennent nos principales
sources de fer. Les viandes blanches, les poissons, les fruits de mer et les
œufs apportent également des quantités notables de fer. Contrairement aux
croyances populaires, les légumes secs et les épinards, malgré leur teneur
moyenne en fer, constituent des sources secondaires.
En effet, la qualité du fer présent dans les aliments
prévaut sur sa quantité. Ainsi, le fer contenu dans les produits carnés est
2,5 fois plus assimilable que le fer des produits végétaux et des produits
laitiers. La consommation simultanée de viande et de légumes verts ou de
légumes secs et de crudités riches en vitamine C (agrumes, kiwi, fruits
rouges, chou…) permettent d'améliorer l'assimilation du fer d'origine
végétale.
Fer et anémie ferriprive

Elle est caractérisée par une diminution de leur teneur
en hémoglobine du sang. Elle a pour cause une hémorragie, une destruction
excessive des globules rouges ou un défaut dans la fabrication de
l'hémoglobine.
L'anémie ferriprive est la conséquence d'un apport
insuffisant en fer. Les principaux signes de carence en fer sont la pâleur,
la fatigue, le manque de souffle, les vertiges et les troubles digestifs.
Apports nutritionnels conseillés en fer pour la population
française

(Tec & Doc Lavoisier 2000)
|
Tranche d'âge | Apports conseillés (mg/jour) |
| Nourrissons |
7 |
| Enfants
1-9 ans |
7 |
| Enfants
10-12 ans |
8 |
|
Adolescents 13-19 ans |
12 |
|
Adolescentes 13-19 ans |
14 |
| Hommes
adultes |
9 |
| Femmes
réglées |
16 |
| Femmes
ménopausées |
9 |
| Femmes
enceintes (dès le 1er trimestre) |
25-35* |
| Femmes
allaitantes |
10 |
* De tels niveaux d'apport peuvent être difficilement atteints par notre
alimentation courante et dans ce cas, des compléments sous forme
médicamenteuse doivent être prescrits par le médecin
Sources alimentaires de fer

(Ciqual, Tec & Doc Lavoisier 2000)
|
Produits |
mg/100 g |
|
Produits animaux |
|
| Boudin |
20-22 |
| Foies de
volaille et d'agneau, |
10-15 |
| Foie
gras, caille, jaune d'œuf |
4-8 |
| Agneau,
bœuf, cheval, canard |
2-4 |
| Poissons,
fruits de mer, œuf dur, dinde, veau, porc, jambon |
1-2 |
|
Produits végétaux |
|
| Germes de
blé, pistache, soja |
6-10 |
| Lentilles, pois chiche, haricots secs, épinards |
2-4 |
| Pain,
petits pois, haricots verts |
1-2 |
source ">source AFSSA
|