minceur et proteines

La diète protéique est un régime « scientifique » médicalisé permettant d’aboutir à des résultats très intéressants, sans risque. Elle nécessite de se tenir à un protocole précis et strict qui est le seul garant de la réussite de ce régime.

Comprendre :

Ce régime est né de l’idée que les protéines ne sont pas des sources énergétiques importantes mais, elles doivent impérativement se trouver dans l’alimentation, et au complet, afin d’assurer un bon fonctionnement de l’organisme (enzymes, hormones, transporteurs, etc…) en maintenant la masse noble (muscles).
Privé de glucides et de lipides, l’organisme se doit de fournir de l’énergie pour fonctionner. Aussi il va transformer ses graisses de réserve en énergie par le biais, d’une réaction chimique fabriquant de l’acétone.
Il est important que les protéines ingérées ne soient pas mêlées à des hydrates de carbone (sucres). Ceci empêcherait la mobilisation des graisses de stockage du corps, et ainsi la montée d’acétone.
L’acétone est le plus puissant coupe-faim naturel, tout en ayant un effet euphorisant. Ainsi ce régime très « basse calorie » (300 à 500 calories par jour) a des avantages majeurs :

LA FAIM DISPARAIT EN 48 A 72 H

(pas la gourmandise !).
Il est toujours utile de rappeler que l’apport de petites quantités de sucre risque de diminuer la transformation des graisses en énergie, et donc de diminuer le taux d’acétone ayant pour conséquence une réapparition de la faim.

RAPIDITE DE L’AMAIGRISSEMENT

(7 à 10 % du poids par mois)
ce qui renforce la motivation et évite le découragement. Il est toujours utile de rappeler que ce n’est pas la rapidité de l’amaigrissement qui est source de reprise mais en fait la qualité du mode de réalimentation (remontée trop rapide, déséquilibre) et donc des paliers alimentaires à effectuer.

FACILITE D’EXECUTION

sans risque d’erreurs alimentaire ni de tentation, sous réserve de respecter un protocole précis.

BIEN-ETRE ET EUPHORIE, sans fatigue

Un suivi clinique et biologique régulier, sera mis en place afin de surveiller essentiellement le potassium, l’acide urique, le fonctionnement cardiaque. La sécurité actuelle de ces diètes protéiques est parfaitement bien établie dans des mains formées. Les protéines doivent être d’excellente qualité contenant tous les acides aminés indispensables à l’organisme (protéines de lait et de soja).

Mise en place

La mise en place de ces régimes permet souvent d’aboutir à des pertes de poids de 7 à 10 % du poids en 4 semaines, essentiellement au dépends des graisses et très peu des muscles, des viscères et de l’eau. L’amaigrissement sera plus lent après quatre semaines car l’on note une diminution des dépenses énergétiques de base (qui se régulariseront plus tard à un niveau adapté au nouveau profil physique).

La durée d’une diète varie selon les écoles. En France l’on se rapproche de 4 à 6 semaines mais aux USA et au Canada, la durée peut-être beaucoup plus longue (plusieurs mois). En fait, tout dépendra de la motivation des individus, de la qualité des protéines (et non du niveau calorique) et de la qualité du suivi médico-psychologique.

L’expérience montre qu’il semble nécessaire de maintenir la diète protéique tant que l’individu la supporte parfaitement et qu’il est motivé pour poursuivre : c’est donc plus souvent à lui d’indiquer quand il souhaite stopper (sauf problème médical exceptionnel). Les interruptions de diète protéique sont en effet mal vécues surtout quand le régime marche bien et est bien supporté. La remise en place d’une deuxième diète rencontre, dans ce cas, plus de difficultés.

Pour qui ces diètes protéiques ?

Probablement pas à ceux qui désirent perdre 2 à 3 kilos pour mettre le petit string cet été (quoiqu’il vaut mieux une alimentation hypocalorique hyperprotidique sur une courte durée que de mettre en place n’importe quoi à base d’eau ou autres stupidités publicitaires !).
Ces régimes s’adressent à tous, surtout si l’amaigrissement doit être rapide pour raisons médicales mais tous ne supportent pas ce type d’alimentation. Bien sûr classiques sont les contre-indications du type grossesse, enfants de moins de 16 ans, maladies aiguës et comme toujours, problèmes psychiatriques.

Mode d’emploi

La diète protéique peut se mettre en place avec des aliments riches en protéines du type viandes ou poissons maigres, blancs d’oeufs, laitage 0% de matière grasse et légumes en abondance, pauvres bien sûr en glucides.
Actuellement il existe sur le marché des poudres à mélanger avec uniquement de l’eau froide ou chaude, permettant de réaliser facilement des préparations goûteuses et agréables, bien équilibrées en protéines d’excellente qualité nutritionnelle.
Ces préparations permettent de réaliser des soupes, des crèmes et mousses, des boissons, des gâteaux toujours à base de protéines. Café et thé sans sucre sont autorisés à volonté comme certains légumes évitant ainsi certains troubles digestifs (constipation) tout en ayant un effet « fibre de remplissage » recherché.
L ‘arrivée de farines de protéines (soja et caséines de lait en autre) pour confectionner du pain, des pâtes à crêpes ou pizzas, est nouvelle. Ceci permet de varier l’alimentation en se rapprochant au plus possible de l’alimentation traditionnelle hypocalorique (il ne faut pas rêver, vouloir perdre du poids ne se fait pas sans un petit effort !). Le point fondamental est de toujours penser à ne pas apporter de sucres car ils diminueront l’acétone et provoqueront la sensation de faim.
Ces diètes se réalisent sans souci à domicile. Aucune hospitalisation n’est nécessaire (sauf problèmes médicaux particuliers). L’activité professionnelle est parfaitement poursuivie sans fatigue. A chacun de manager son alimentation au travail. Les activités sportives sont à diminuer provisoirement car les individus en diète n’ont plus de réserve de sucre, utile pour les efforts intenses. Ils devront donc puiser dans les réserves de graisses plus lentement mobilisables. Les efforts intenses et brutaux sont déconseillés (risque d’hypoglycémie) mais les activités douces, à bas niveau énergétique (marche, gymnastique douce, natation de détente …) sont autorisées, en demandant de stopper les activités en cas de fatigue excessive.

Quels résultats ?

Les résultats de ces diètes sont surprenants dans leur rapidité et leur importance. Cette rapidité n’engendre absolument pas plus de rechute que les autres régimes sous certaines conditions. Les taux de rechute sont plus bas car la motivation à pratiquer ces régimes est meilleure, plus soutenue, mieux contrôlée et ce compte tenu que la perte de poids est importante (7 à 10 % du poids par mois). Certes, plus l’on se rapproche du poids cible recherché, et plus l’organisme luttera contre la perte de poids. L’amaigrissement sera alors plus lent, avec moins de phénomènes de plateaux.

L’arrêt d’une diète protéique est toujours progressif par paliers de 200 calories. Pendant la diète un travail d’éducation commencera avec travail sur l’image corporelle (les différences de mensurations sont toujours très motivantes car les différences en cm sont réellement fabuleuses d’une quinzaine à l’autre). Une réalimentation progressive en introduisant un, puis deux repas (encore enrichis en protéines avec un fruit ou un laitage) sera proposée en précisant que la faim pourra réapparaître, mais la diminution de la taille de l’estomac, obtenue au fil de la diète, fera que le volume alimentaire se réduit.

Au bout d’un mois, petit-déjeuner et 17 heures sensiblement normaux (voire nouveaux pour certains, mais l’habitude de les prendre lors de la diète est souvent conservée, diminuant la faim au déjeuner et dîner). La réintroduction progressive des féculents et d’une alimentation sensiblement normale, mais toujours prudente, en lipides et glucides seront le garant de la réussite au long terme sans oublier le plus important: PERSISTANCE DU SUIVI et de la PRISE EN CHARGE psychologique sans lesquelles la diète sera vouée à une rechute (malgré tout pas plus rapide qu’avec les autres régimes).