Pas de nutrition ni micronutrition efficaces
sans une bonne assimilation

Nous savons que notre
corps fonctionne bien à condition de ne pas être
"encrassé" par un excès de toxines et d'avoir à
disposition chaque jour, tous les nutriments qui
lui sont indispensables (nutriments essentiels).
Cependant, il est totalement inutile d'absorber des
micronutriments par la bouche si ceux ci n'atteignent
pas
leurs cibles situées essentiellement dans les
cellules de notre corps. Entre l'ingestion des
nutriments et leur arrivée au sein de nos cellules, il y
a deux barrières principales à franchir : - la paroi
intestinale - la membrane cellulaire. De plus, on
sait aujourd'hui que certains nutriments essentiels ne
sont bien absorbés que sous certaines formes, notamment
leur forme naturelle. Ainsi, pour qu'une complémentation
alimentaire serve à quelque chose, il faut s'assurer de
la nature des compléments comme de l'état de l'intestin
(muqueuse intestinale et flore) et de nos
membranes cellulaires, en particulier, de leur teneur en
acides gras omega 3.
Passage des nutriments au travers de la paroi intestinale

Il dépend des divers facteurs énoncés
ci-dessous et peut facilement être perturbé. Notons que
plus de 50% de la population présente des troubles
digestifs que beaucoup considèrent comme plus ou moins
normaux. Il n'en est rien. S'alimenter est fait pour
nous donner force et énergie, pas pour nous rendre
alourdis, ballonnés ou somnolents.
- une muqueuse intègre : cette muqueuse
intestinale formée d'une seule couche de cellules (donc très
fine) est la seule limite entre l'extérieur (les aliments
ingérés) et l'intérieur de notre corps. Elle laisse
normalement passer les minuscules particules
nutritives issues de la dislocation progressive des
protéines, des glucides (sucres) et des lipides (graisses)
en peptides (petites particules protéiques), en sucres
simples et en acides gras. Ceux-ci vont se retrouver dans la
circulation sanguine qui les dirigera en premier lieu vers
le foie, véritable "filtre" sanguin. Cette
muqueuse doit être intègre pour laisser passer les bons
nutriments mais empêcher les particules indésirables de
passer dans notre sang.
- des aliments bien "prédigérés"
: ainsi cette dislocation des aliments commence lors de la mastication
qui est d'une grande importance. Elle se poursuit par
l'action des différents sucs digestifs riches en enzymes
(salive, bile, sucs gastriques et pancréatiques...). Tout ce
qui va réduire l'activité enzymatique digestive, tels que la
carence en certains oligoéléments et vitamines, la
modification de l'acidité gastrique (anti-acides,
hypochlorhydrie), l'insuffisance hépatique ou pancréatique,
le vieillissement de ces organes... va contribuer à une moins
bonne assimilation.
- une flore intestinale équilibrée : cette flore bactérienne représente 10 fois plus de bactéries
que nous avons de cellules constituant notre corps. Le
déséquilibre de cet écosystème intestinal est primordial et peut perturber des
réactions dont vont dépendre certaines phases de la
digestion (par exemple fermentation et putréfaction). Il
peut aller jusqu'à une altération de la muqueuse intestinale
(voire à une inflammation) générant des troubles de
l'assimilation. Enfin, les bactéries de la flore secrètent
diverses enzymes aidant à digérer et assimiler les
nutriments.
Franchissement de la membrane cellulaire

La membrane de nos cellules est constituée
essentiellement de lipides et de protéines. Deux éléments
principaux sont à prendre en compte dans l'assimilation de
substances par les cellules : la souplesse des membranes et
l'absence de toxiques capables de modifier sa structure ou son
fonctionnement.
De la souplesse :
aussi appelée "fluidité" membranaire, la souplesse de la
membrane cellulaire lui confère un certaine perméabilité
favorisant les échanges métaboliques. La teneur des
membranes en acides gras insaturés va être d'une bonne
influence. A l'inverse, un excès de cholestérol dans la
membrane va avoir tendance à la rigidifier, réduisant
ainsi les échanges cellulaires.
Pas de toxiques :
certains xénobiotiques et en particulier les métaux
lourds (plomb, mercure, cadmium, etc...) peuvent
modifier certains éléments protéiques des membranes
ayant un rôle dans le passage de nutriments dans la
cellule. Ils peuvent aussi empêcher l'action de
certaines enzymes intervenant dans les processus
d'assimilation cellulaire.
Comment faire en pratique ?

Bien mastiquer : c'est une
étape des plus importantes. Cela permet aux sucs salivaires
d'agir et fragmente la nourriture en petits morceaux plus
faciles à digérer. S'assurer d'un bon apport en
fibres alimentaires et d'avoir une bonne fonction
intestinale : transit régulier, selles quotidiennes et bien
moulées, digestion sans problème, ni ballonnement, ni
douleur, ni lourdeur... Sinon, faire traiter l'intestin et
rééquilibrer sa flore avec les conseils d'un thérapeute
compétent.
S'assurer d'un bon
apport en acides gras insaturés, surtout de la
série oméga 3.
Il existe aussi des
examens
biologiques mesurant la teneur des membranes
cellulaires en différents acides gras.
Complémentez en micronutriments et vitamines uniquement en fonction des signes de
carence ou de dosages des nutriments prescrits par un
médecin compétent après avoir vérifié les deux points
ci-dessus.
Enfin, éviter les toxiques et polluants
(exotoxines, xénobiotiques) qui peuvent perturber la
flore intestinale, réduire l'activité de certaines
enzymes et modifier la structure des membranes
cellulaires. Surveillez votre
équilibre acide-base
dont dépend l'activité de certaines enzymes. Des tests
simples sur vos urines, salive et selles peuvent donner
un reflet de l'équilibre acido-basique de votre
organisme. Il faut savoir orienter vos choix vers des
aliments et des eaux de boisson favorisant l'alcalinité.
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