manger des antioxydants

Vers les années 50, il est démontré que l’alimentation des pays méditerranéens offrait une meilleure santé, alors qu’elle est riche en antioxydants.

Des preuves de l’action des antioxydants

Même s’il ne faut pas leur attribuer des vertus universelles, et si les études sur l’action directe des antioxydants restent encore incomplètes, les antioxydants ont fait l’objet de nombreuses études prouvant leur importance pour la santé.

Chez l’animal, des expériences ont allongé l’espérance de vie par des apports d’antioxydants (Science 2000; 289: 1567-1569 Merlov et coll.).
Il a été montré que l’addition de vitamine C et E réduit significativement les anomalies de la peau induites par les UV, et ce d’autant plus que la peau a un phototype clair (S Briganti et coll.)

Egalement, on a montré que le glutathion, le zinc et le sélénium, limitaient les dommages produits aux fibroblastes de la peau, par les UVA. (JC Beani et coll.)
Contre le cancer, il a été mis en évidence un effet protecteur des fruits et légumes, extrêmement riches en antioxydants, dans l’alimentation.
L’influence de l’alimentation sur les maladies cardiovasculaires est bien établie. Un manque d’antioxydants conjugué à un excès de cholestérol est extrêmement néfaste.

Les processus de digestion, respiration et la fabrication d’énergie au niveau cellulaire étant productrices de radicaux libres, certains conseillent d’éviter les efforts physiques intenses et prolongés, le surmenage mental voire même une restriction calorique qui, pour paraître logique, reste malgré tout controversée par d’autres.

Enfin, le Dr Ames et une équipe de chercheurs de mitochondrieBerkeley ont montré, par exemple, qu’une supplémentation antioxydante (acétyl-L-carnitine et acide alpha-lipoïque) rajeunissait des rats âgés et pourrait avoir des effets similaires sur des êtres humains vieillissants en protégeant de l’oxydation leur mitochondries (les « centrales énergétiques de nos cellules »).

Peau et vieillissement : quand l’oxydation veut notre peau

La peau, première agressée par les UV et la pollution est vite victime du manque d’antioxydants. Comme la protection solaire, les antioxydants sont sensés diminuer aussi les risques de cancer de peau.

Les UV et les rayonnements électromagnétiques (champs électriques, écrans, antennes, micro-ondes…) sont producteurs de radicaux libres Une des théories expliquant le vieillissement cutané repose sur l’accumulation des radicaux libres au fil des ans, qui aboutirait à la production de cellules de plus en plus fragiles et anormales.

Dans le tissu cutané, on peut assister à une dénaturation de l’acide hyaluronique (aux capacités hydratantes et de soutient) et à une dégradation du collagène (qui donne la solidité de la peau).alimentation saine

Pour préserver sa peau, une diététique saine et riche en antioxydants est souhaitable. A l’évidence, des règles de bonne hygiène de vie et la protection solaire sont à adopter avant tout. Il y a donc grand intérêt de protéger sa peau par des antioxydants par voie orale ou/et cutanée, sans oublier de protéger sa peau des agressions et d’adopter une alimentation et une hygiène de vie saines, qui sont les bases de notre santé.

Faut-il lutter contre l’oxydation ?

Les antioxydants sont une défense naturelle réduisant les altérations faites par les radicaux libres impliqués dans le vieillissement. Lorsque leurs capacités sont dépassées, on peut admettre que le vieillissement est accéléré. Il serait donc logique :

– d’éviter les facteurs de formation de radicaux libres :.UV, pollution, alcool, tabac, toxiques, champs électromagnétiques, stress, surmenage physique ou intellectuel…
– de s’assurer d’un bon apport d’antioxydants dans notre alimentation
– d’effectuer éventuellement des complémentations d’antioxydants choisis avec l’aide d’un médecin compétent dans ce domaine. En effet, ils agissent en synergie et les besoins ne sont pas les mêmes d’un sujet à l’autre.