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Affiner la silhouette
Sport, poids et cellulite


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L'activité physique régulière vient hélas difficilement à bout d'une cellulite bien installée et localisée. Le sport est néanmoins une bonne prévention et un des moyens de traitement car il agit sur plusieurs facteurs de la cellulite.

Il améliore la circulation artérielle et veineuse en général, et favorise l'oxygénation des tissus. Il augmente la lipolyse (c'est lorsque les cellules graisseuses se vident de la graisse stockée). A partir de 30 mn environ d'activité sportive moyenne, le corps pourra puiser de l'énergie dans le tissu graisseux.  Le sport préserve la masse musculaire, ce qui assure une bon métabolisme de combustion (l'organisme " brûle " mieux ses calories lorsque la masse musculaire est importante).

Le sport sculpte aussi la silhouette.

Avoir une jolie silhouette n’est pas chose acquise dans nos sociétés occidentales. On se souviendra par exemple que 80% des Françaises ne sont pas satisfaites de leur poids. Ce qui s’inscrit dans un comportement logique quand on sait qu’entre 20 et 50 ans une femme européenne grossit, en moyenne, de 10,6 kg.
En fait, cette prise de poids s’inscrit dans un cadre général de déconditionnement physique et athlétique et ne correspond pas à une augmentation de la consommation calorique. Acquérir une jolie silhouette n’est donc qu’une lutte contre ce déconditionnement et le poids n’est qu’un des facteurs.
On peut résumer la « jolie silhouette », artificiellement, en trois données :
- pas d’excès de graisse
- une bonne musculature, non hypertrophique mais non hypotrophique
- une bonne statique synonyme d’un beau port.

L’excès de graisse

 

Toutes les études récentes confirment que les régimes déséquilibrés qui bannissent une des familles énergétiques (lipides, protides, glucides) n’ont pas d’intérêt démontré. Seule une légère baisse calorique, de l’ordre de 750 cal quotidiennes, génère un amincissement valable. Car le but n’est pas de maigrir vite mais de maigrir longtemps. Le « trou calorique » avec une diminution brutale de plus de 1000 Cal par jour doit être également banni.
Les surcharges graisseuses ont des localisations spécifiques en relation avec la production hormonale. Mais la « brioche » ou la culotte de cheval » sont le témoin d’un processus global et ne disparaissent pas avec des exercices dits spécifiques (abdos-fessiers par exemple)

Lutter contre la fonte musculaire (amyotrophie)

C'est l’élément clé de la silhouette. D’abord pour la simple raison que le muscle est dit « piège métabolique » qui va brûler beaucoup plus de calories que le tissu graisseux. Il « suffit » donc de se muscler pour s’affiner.
Un muscle qui n’est pas sollicité détruit progressivement toutes ses plaques motrices et aboutit à une véritable « polio » et dégénérescence graisseuse. À ce stade, « on ne peut pas muscler la graisse » et la partie est perdue.
Cette amyotrophie se manifeste en premier lieu sur les muscles ronds (fessiers, deltoïdes...) qui sont à travailler prioritairement.
La musculation évolue par phases. Elle débute par « l’effet de recrutement » qui réveille des fibres dormantes. Il est donc logique que le travail musculaire ait une inertie importante avant d’avoir une traduction visible. La deuxième étape est l’hypertrophie des fibres musculaires mais est très labile et se perd vite en l’absence de sollicitation. La vraie multiplication des fibres met environ 7 ans à se constituer.

La statique

Si le corps ne se remue pas, au fil des ans il évolue vers l’attitude dite « du skieur » : perte de la lordose lombaire, cyphose dorsale, flexum des bras et genoux. Il faut combattre cet effet de vieillissement très délétère sur le plan esthétique mais aussi dans le risque de douleurs lombaires par des exercices spécifiques. Des enregistrements électromyographiques ont montré que ce sont les muscles stabilisateurs du rachis qui doivent être travaillés en priorité (rarement faits dans un cadre classique de musculation) : multifidus, psoas, transverse, carré des lombes. Le travail d’étirements dans le but de conserver une bonne amplitude articulaire est aussi important.

 

  

Quelques recettes pour résumer

- manger un peu moins et pendant longtemps
- oublier le poids pour ne penser que « general fitness »
- garder une capacité fonctionnelle (activité ludique : tennis, escalade, football..)
- essayer de faire un minimum de 3 séances /semaine avec alternance d’exercices d’endurance et de résistance
- savoir travailler régulièrement les 4 groupes musculaires stabilisateurs du rachis

Dr Christian.DAULOUÈDE

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