Eviter les polluants et les toxiques

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Qu’on le veuille ou non, malgré les progrès accomplis en matière d’hygiène, il est difficile aujourd’hui de ne pas être en contact avec de nombreux polluants, toxiques pour notre organisme.

Connaître et repérer les polluants et les produits toxiques

Produits le plus souvent par l’industrie et l’agriculture intensive, ils sont hélas un peu partout sur notre planète, transportés par les vents, les courants marins, les rivières.

Nous les respirons, nous les buvons, nous les mangeons. On appelle ces substances toxiques à faible dose des xénobiotiques.

Voici quelques bases pour apprendre à les repérer et les éviter si possible.

Les métaux lourds

éliminer naturellement les toxinesLes toxiques parmi les plus dangereux sont les métaux lourds (Plomb, Mercure, Cadmium, Arsenic, Nickel, Aluminium…). Ils peuvent être dans notre alimentation, dans l’air que nous respirons (gaz d’échappement, fumées industrielles, fumée de cigarettes, composés volatiles des bâtiments…) et dans certains médicaments.

Ils peuvent contrecarrer certaines réactions enzymatiques normales de notre corps. Certains leur attribuent l’origine de plusieurs maladies de dégénérescence apparaissant avec l’âge comme Alzheimer avec l’aluminium. Les preuves sont encore discutables mais il existe des études scientifiques montrant des liens entre certaines maladies dégénératives et des taux de métaux lourds élevés, par exemple mercure et diabète.

Quoiqu’il en soit, leurs effets toxiques sont bien connus et attestés. Ils dépendent, bien entendu, de leur concentration dans le corps.

Il faut savoir les éviter et aider l’organisme à s’en débarrasser. Les intoxications les plus fréquentes sont celles au mercure, plomb et aluminium. Plusieurs approches médicales spécifiques et techniques nutritionnelles existent pour l’élimination des métaux lourds.

Les pesticides, insecticides, fongicides

Des milliers de produits différents sont utilisés en agriculture intensive pour la production des fruits, légumes et céréales que nous mangeons. Nombreux sont ceux qui ont un effet sur nos fonctions hormonales en particulier estrogènes-like. DDT (aujourd’hui interdit mais hélas encore employé), DDE, lindane peuvent bloquer les hormones androgènes et favoriser des cancers de la femme.

Des études prouvent que les xéno-oestrogènes à forte dose, tels que des pesticides organochlorés (métoxychlore, lindane, …), pouvaient induire des altérations de la reproduction chez l’animal.

91% des cours d’eau et 70% des nappes phréatiques seraient aujourd’hui contaminés par des pesticides d’après le Commissariat général au développement durable. Plus de 140 études internationales ont relevé la présence de pesticides dans nos corps.

Les taux de pesticides à ne pas dépasser dans l’eau du robinet sont remontés par les pouvoirs sanitaires. Par exemple en 2012, le relèvement des seuils limites a permis d’autoriser à nouveau de boire les 3/4 des eaux qui étaient devenues impropres à la consommation en France.

Pour information, plusieurs études ont montré que le vin était encore bien plus contaminé que l’eau du robinet.

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Les additifs alimentaires

médecine douceCe sont les colorants, les conservateurs, les exhausteurs de goût, les émulsifiants, agents de texture, etc… Si certains sont inoffensifs, voire naturels, d’autres sont connus pour être cancérigènes comme les phosphates inorganiques par exemple.

Ils sont contrôlés plus attentivement par la législation depuis ces dernières décennies cependant il faut rester très vigilant, l’idéal étant de les éviter autant que possible

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Les détergents et les toxiques des produits d’hygiène

Ils peuvent être toxique au contact de notre peau qui les absorbe et les fait passer dans notre sang. Ils vont ensuite malmener notre foie qui est en charge de les éliminer.

Il s’agit des lessives des vêtements mais aussi des détergents que nous avalons lorsqu’ils se déposent sur la vaisselle ou les verres mal rincés.

Les alkylphénols (tensio-actifs présents dans les lessives ou les shampoings) peuvent aussi perturber les fonctions de reproduction par leurs effets oestrogéniques (études chez l’animal).

Les déodorants contiennent souvent de l’aluminium. les savons et autres nettoyants du laurylsulfate. 40 % des produits d’hygiène-beauté contiennent au moins un perturbateur endocrinien selon l’étude Noteo de 2013. Les cosmétiques contiennent de nombreux perturbateurs hormonaux : parabènes, cyclopentasiloxane...

Les matières plastiques et tous les autres polluants…

Les matières plastiques

Le Bisphénol A est issu de nombreux composés plastiques et PVC, en particulier lorsqu’ils sont soumis à la chaleur. Il est présent dans les bouteilles et barquettes en plastique mais aussi dans les revêtement intérieurs de la plupart des biotes métalliques. C’est un perturbateur endocrinien aux effets « oestrogen-like ». Les études ont aussi montré qu’il empêche l’organisme et les traitements de lutter contre les cellules cancéreuses.

Attention donc aux bouilloires électriques, bouteilles d’eau restées au soleil, matières plastiques chauffées dans les fours à micro-ondes, etc… De nombreux pays ont retiré récemment les matières plastiques des biberons. Le Japon les a retirés des emballages et contenants alimentaires avec des effets positifs sur la santé publique.

Et les autres…

Pour mémoire, citons :

  • complément alimentaireles déjections des animaux d’élevage qui polluent les nappes phréatiques,
  • les antibiotiques, hormones et autres médications données aux animaux d’élevage (bétail, volailles et poissons),
  • les médicaments transformés que nous rejetons dans nos selles et qui résistent aux centrales d’épuration. On retrouve donc dans l’eau du robinet et dans les rivières puis dans la mer : du paracétamol, des médicaments de chimiothérapie, des hormones, du Prozac°, etc…
  • les engrais chimiques (dont des nitrates) qui se retrouvent hélas maintenant dans la plupart des eaux, même de source,
  • les composés organiques volatils que nous respirons dans les constructions modernes. Ils sont diffusés par les peintures, les moquettes et revêtements de sols ou de murs… : Formaldéhyde, Xylène, Toluène, Benzène, Trichloréthylène, Chloroforme, Ammoniaque, Acétone…  la liste est longue

N’oublions pas la dioxine générée par certaines usines et incinérateurs, le PCB (pyralène) arrêté depuis 1980 mais encore présent un peu partout sur notre planète et retrouvé dans la chair des animaux situés en bout de chaine alimentaire (gros poissons, animaux à viande, volailles, laitages…).
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Et encore, que dire des produits agricoles génétiquement modifiés (OGM)…?

Comment éviter les produits toxiques et la pollution ?

Boire de l’eau pure

La plupart des robinets donnent une eau qui dépasse les seuils admis en pesticides pour ne citer que ces toxiques. Les eaux embouteillées dans du plastique contiennent aussi des perturbateurs endocriniens issus du plastique. Il n’est plus rare de trouver des eaux de source (voire minérales) qui contiennent des nitrates.

Aussi l’idéal est de filtrer sont eau avec un système efficace et de qualité (filtres à charbon actif ou osmose inversée). Attention : beaucoup de carafes filtrantes sont très peu efficaces (et sont en plastique).

Manger des produits alimentaires bios ou peu traités

En particulier éviter les végétaux non bios suivants : concombres, tomates, courgettes, poivrons, piments, cèleris, épinards, fruits à noyaux, pommes, pêches, framboises, fraises, agrumes, raisins.

Les produits suivant (même non bios) seraient moins exposés aux pesticides : asperges, avocats, aubergines, oignons, patate douce, choux, mais doux, petits pois, melons, champignons, pamplemousses, kiwis, mangues, papayes, ananas (selon .Environnemental Working Group).

Notons que les pesticides se concentrent surtout dans la peau des fruits et légumes. C’est là aussi que sont beaucoup d’antioxydants, vitamines et minéraux.

Utiliser des produits d’hygiène simples et naturels libres de toxiques.

Aérer son lieu de vie

Faire circuler l’air permet d’éviter la concentration des toxiques volatils dans l’air respiré. Les plantes vertes d’intérieur peuvent aussi être actives dans l’amélioration de l’air.

Se débarrasser des polluants

Aider le travail du foie dans son travail de détoxication et les organes de l’élimination (émonctoires) est une façon de réduire nos niveaux de xénobiotiques.

Pour certains comme les métaux lourds, des produits chélateurs pourront être utilisés plus spécifiquement comme la chlorella, la coriandre… ou l’EDTA en injections, etc…

Enfin, n’oublions pas la pollution électromagnétique. Inodore et incolore, elle est pourtant parfois très présente autour de nous et ses effets sur la santé sont largement prouvés.

3 Commentaires

  1. charlene28 04/08/2013 à 9 h 31 min␣- Répondre

    Apparemment on est deja bien atteints. Et si l’on se pose la question, on sait plus quoi manger. Le poisson contient du mercure, la viande des hormones, les légumes des engrais chimiques, les fruits des pesticides et je parle meme pas des aliments industriels, conserves et plats tout preparés… Pauvre de nous si on ne fait rien.

  2. faty23 16/10/2013 à 19 h 45 min␣- Répondre

    Vous ne parlez pas des personnes toxiques que nous avons tous autour de nous et qui participent au stress et au mal-être qui nous font vieillir prématurément. Comme les toxines du corps, on devrait assainir notre entourage pour être mieux.
    Une étude américaine dit que 84 des femmes supportent au moins 1 personne toxique dans leur entourage, qui appartient le plus souvent au milieu du travail. On apprend aussi que 80 des femmes admettent rester en contact avec des personnes toxiques pour elles

  3. Bi-Psy 04/02/2014 à 7 h 37 min␣- Répondre

    Je partage totalement l’avis e Charlène 28, le problème c’est que les médecins anti-âge et autres, s’adressent plus à une catégorie plus aisée qui peut se permettre de payer des bilans à 1200 €, comme j’ai vue récemment sur la 2. Alors, on s’informe comme on peut pour soigner notre santé. Si la sécu pouvait faire baisser le prix de ces examens préventifs
    elle ferait plus d économies, car cela peut supprimer certaines maladies graves qui coutent si chères .

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